Casse du siècle à Nice : Albert Spaggiari, dans la tête d’un gentleman cambrioleur. insaisissable

Casse du siècle à Nice : Albert Spaggiari, le gentleman cambrioleur

En 1976, Albert Spaggiari est reconnu comme le cerveau du célèbre casse de la Société Générale à Nice. Ce cambriolage est souvent désigné comme le « casse du siècle ». Mi-truand, mi-gentleman cambrioleur, la personnalité de Spaggiari continue de fasciner, même 50 ans après les faits.

Contexte factuel

Né en 1932, Albert Spaggiari n’était pas destiné à devenir une figure du grand banditisme. À 17 ans, il s’engage dans les parachutistes et part pour l’Indochine, des expériences qui forgeront son caractère. Après un bref séjour en prison, il s’installe à Nice au début des années 1960, où il ouvre un studio de photographie. C’est à cette époque qu’il commence à s’intéresser à des activités illégales, notamment en raison de ses contacts avec des milieux d’extrême droite.

Au cours d’une conversation, il apprend que la Société Générale, la plus grande banque de Nice, ne dispose d’aucun système de sécurité efficace. Cette information l’incite à planifier un cambriolage.

Données ou statistiques

Le 7 mai 1976, Spaggiari et sa bande commencent à creuser un tunnel vers la salle des coffres de la banque. Le 17 juillet de la même année, ils pénètrent dans la salle des coffres et s’emparent d’un butin estimé à 35 millions d’euros (50 millions de francs de l’époque). Trois mois plus tard, Spaggiari est arrêté, mais il ne correspond pas au stéréotype du cambrioleur. Son allure athlétique et son éducation contrastent avec l’image d’un criminel.

Conséquence directe

Bien que les enquêteurs aient des soupçons à son encontre, aucune preuve solide ne permet de l’inculper pour le cambriolage. Seules des armes retrouvées chez lui permettent une mise en examen. Spaggiari, astucieux, impose ses conditions lors des interrogatoires, souhaitant discuter avec des figures de l’autorité policière.

Cet épisode illustre la complexité du personnage d’Albert Spaggiari, qui mêle charme et ruse, à l’image d’un Arsène Lupin moderne.

Source : ICI, Coralie Moreau et Laurent Vareille.

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