Carole Delga propose une nationalisation temporaire de Fibre Excellence en France.

La présidente de Région Carole Delga demande une nationalisation temporaire de Fibre Excellence

La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, a sollicité le président de la République, Emmanuel Macron, pour une nationalisation temporaire de l’usine Fibre Excellence située à Saint-Gaudens (31). Cette demande intervient à moins d’une semaine d’une audience au tribunal de commerce de Toulouse, où la liquidation judiciaire de l’usine est envisagée. Carole Delga s’engage à sauver les 270 emplois de ce dernier producteur français de pâte à papier.

Le projet de reprise de Fibre Excellence, élaboré par la Région via son Agence des investissements stratégiques (ARIS), a été présenté au tribunal avec un plan d’investissement de 91 millions d’euros, dont 31 millions pour relancer l’activité et 60 millions pour diversifier les activités. Ce projet est censé être rentable dès la fin 2027 grâce à la vente de pâte et à l’augmentation du prix de rachat de l’électricité.

Cependant, la menace de liquidation demeure, car il manque un opérateur qualifié pour faire fonctionner l’usine. Bien que des industriels européens aient manifesté leur intérêt, le tribunal de commerce de Toulouse n’est pas en me de leur accorder le temps nécessaire pour finaliser leur dossier. Carole Delga a déclaré : « Seul l’État peut nous le donner ».

Elle propose une nationalisation limitée dans le temps, nécessitant un engagement de l’État de 15 millions d’euros, incluant 5 millions de participation au capital et 10 millions en prêt. Ce montant viendrait compléter la contribution de la région (13 millions d’euros) et celle des industriels (3 millions d’euros), formant ainsi un tour de table nécessaire à la relance de l’activité.

Les 15 millions d’euros demandés représentent seulement 0,01 % des 200 milliards d’euros que l’État consacre chaque année aux entreprises. De plus, ce montant est quatre fois inférieur au coût estimé de la fermeture de l’usine, qui s’élèverait à plus de 55 millions d’euros, prenant en compte les conséquences sociales et environnementales.

Carole Delga souligne l’importance de maintenir cette usine, affirmant : « Quand il ne reste plus qu’une usine en France, on ne la regarde pas disparaître. On se bat pour la garder. » Elle rappelle également les succès récents de réindustrialisation dans la région, comme le dossier de la Société Aveyronnaise de Métallurgie.

Source : La Dépêche

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