Carcassonne : un laboratoire du RN derrière les remparts
Carcassonne, connue pour sa forteresse médiévale classée à l’UNESCO, son poète André Chénier et sa gastronomie, est récemment sous les projecteurs en raison de son nouveau maire, Christophe Barthès, élu avec plus de 40 % des voix. Cet ancien député de l’Aude, désormais maire du Rassemblement National (RN), semble adopter un populisme local marqué par des actions controversées.
Dès le début de son mandat, Barthès a donné le ton en retirant les drapeaux européens de la façade de la mairie, déclarant : « Rien ne nous oblige à les laisser ». Ses promesses de campagne se concentrent sur la sécurité et la propreté. Il a récemment signé un arrêté anti-mendicité visant à éloigner les sans-abri du centre-ville, une action qui a suscité des comparaisons avec les premières décisions de Donald Trump.
Le maire s’engage également dans des initiatives culturelles, telles que la réinstallation de la statue de Jeanne d’Arc sur le parvis de la cathédrale Saint-Michel, l’annonce d’une fête du cochon en l’honneur de Dame Carcas, et le développement de la feria. Ces actions soulèvent des questions sur la direction politique que pourrait prendre la ville dans les années à venir.
Aucune statistique officielle récente n’est disponible concernant l’impact de ces décisions sur la population locale ou la sécurité à Carcassonne.
Source : La Vie