Des récoltes de miel quasi nulles : les canicules font chuter la production des abeilles à Berre-L’Étang
Les abeilles subissent les effets des fortes chaleurs à répétition cet été. À Berre-L’Étang, dans les Bouches-du-Rhône, l’apiculteur Romain Nardi constate une chute de sa production de miel, qui a été divisée par quatre.
De l’extérieur, tout semble aller pour le mieux. Des milliers d’abeilles s’activent autour des quelque 600 ruches de la miellerie Symbeeose, située près de La Fare-les-Oliviers. Cependant, à l’intérieur des ruches, la situation est préoccupante. Les températures extrêmement élevées de cet été ont un impact direct sur la production. « Dans une année normale, on produit en moyenne 15 à 20 kilos de miel par ruche. Cette année, on est sur une moyenne aux alentours de cinq kilos par ruche », déplore Romain Nardi.
Les fortes chaleurs répétées mettent à mal l’écosystème des abeilles. Les plantes produisent moins de nectar, ce qui réduit les ressources disponibles pour les abeilles. Celles-ci doivent également mobiliser une partie de leur énergie pour maintenir une température stable à l’intérieur de la ruche, autour de 36 degrés. « Pour maintenir la température, les abeilles vont chercher de l’eau. En assurant la survie de la colonie, elles vont délaisser le butinage du nectar des fleurs, qui est déjà infime », explique l’apiculteur.
Cette situation n’est pas isolée à la région de Provence. Romain Nardi souligne que « ce qu’on a subi cet été est assez généralisé », et d’autres régions de France ont été encore plus touchées par les fortes températures. Après deux saisons difficiles, il s’inquiète des conséquences de cette année, qui pourrait voir des récoltes quasi nulles. « Enchaîner une troisième mauvaise année serait critique », avertit-il.
Face à des épisodes de chaleur appelés à se multiplier dans les années à venir, Romain Nardi envisage des solutions pour améliorer le rendement, telles que l’installation de ruches en altitude, dans des zones plus fraîches. Cette baisse de production et l’inflation devraient également impacter le prix du miel, avec une augmentation déjà prévue de 1 euro par pot, portant le prix d’un kilo à plus de 20 euros.
Source : ICI Provence.



