Canicule. À 90 ans elle emménage à l’hôtel :

Canicule : À 90 ans, Nicole Blaise choisit de déménager à l’hôtel

Alors que la température dans son appartement est devenue insupportable avec la canicule, Nicole Blaise, 90 ans, a choisi de déménager à l’hôtel. S’offrir quelques nuits climatisées est un luxe, mais sa seule solution pour retrouver un peu de fraîcheur.

« J’étais venue profiter de la climatisation de l’hôtel un après-midi, car j’habite l’immeuble d’à côté, et d’un coup je me suis dit : “tiens, pourquoi je n’y resterai pas dormir ?” », raconte Nicole Blaise depuis sa chambre. Depuis le mercredi 24 juin, cette retraitée lyonnaise du deuxième arrondissement a pris une décision peu commune pour mieux vivre la canicule : déménager à l’hôtel.

« Dans mon appartement, la chaleur était étouffante. En me levant, j’ai mis les pieds par terre et j’ai cru faire un malaise. Je ne pouvais plus rester là. Ici, par rapport à chez moi c’est le jour et la nuit, la température est agréable, il fait bien frais le soir », explique-t-elle.

Loin des 35 °C de son appartement, Nicole Blaise retrouve un peu de répit depuis deux nuits. D’autant plus que le personnel de l’hôtel est aux petits soins avec cette cliente inhabituelle. « Tout le monde est très agréable, ça me fait du bien d’avoir autant de compagnie, je m’y sens vraiment bien », confie la retraitée. Repas au restaurant de l’hôtel, lecture dans le hall climatisé, ou encore rencontres avec d’autres clients et membres du personnel, Nicole savoure son nouveau quotidien.

Fuir la canicule à l’hôtel représente un coût d’environ 100 euros la nuit, bien que l’hôtel lui ait accordé un geste commercial. « j’ai eu des scrupules, car je ne suis pas dépensière d’ordinaire. J’aurai eu 70 ans, j’aurai peut-être pensé différemment. Mais là, à 90 ans, je me suis dit que je pouvais me le permettre, même s’il n’est pas question de manger tout l’héritage pour mes enfants et petits-enfants. Mais préserver ma santé est important », raconte cette Lyonnaise.

Son fils, Frédéric, qui vient régulièrement lui rendre visite, appuie cette décision. « La maison est ancienne, on ne peut pas la climatiser, donc l’hôtel était la solution. Ça me ras de savoir que tout va bien, je la sais à l’abri de la chaleur. C’est un luxe qu’elle peut se permettre, mais ça ne devrait pas être un luxe, tout le monde devrait être à l’abri de la chaleur », souligne-t-il.

Dans cet hôtel, où la clientèle d’affaires représente 80 % des clients, Nicole bénéficie d’un surclassement et d’un tarif préférentiel. Dans les prochains jours, la retraitée quittera la chaleur lyonnaise pour se mettre définitivement au frais dans sa maison de campagne.

Avec les éléments recueillis par Vincent Diguat et Arnaud Jacques.

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