Pourquoi la canicule qui nous attend sera historique
Une deuxième vague de chaleur exceptionnelle avant même l’été
La France s’apprête à connaître une nouvelle vague de chaleur, moins de trois semaines après un épisode historique de fin mai. Deux événements majeurs de chaleur consécutifs avant le début officiel de l’été météorologique sont déjà remarquables, témoignant d’une atmosphère propice aux remontées d’air chaud sur l’Europe occidentale.
Un pic attendu pour le jour le plus long de l’année
Le maximum de chaleur est prévu entre le 21 et le 22 juin, coïncidant avec le solstice d’été. À cette période, l’ensoleillement est maximal et les journées dépassent 16 heures, permettant à l’énergie solaire reçue au sol d’atteindre son niveau le plus élevé de l’année.
Une masse d’air digne des épisodes les plus extrêmes
Les prévisions indiquent des températures exceptionnellement élevées en altitude, dépassant localement 27°C vers 1500 mètres. Ce phénomène est dû à l’arrivée d’une masse d’air saharienne, favorisée par un puissant flux de sud à sud-ouest. Cette configuration pourrait engendrer des températures dépassant 40°C dans le sud-ouest, le centre et l’est du pays.
Un indicateur thermique national proche des sommets historiques
L’indicateur thermique national, représentant la moyenne des températures observées sur l’ensemble du territoire, pourrait approcher ou dépasser 28,8°C. Ce niveau serait exceptionnel pour un mois de juin, mesurant ainsi l’intensité et l’étendue géographique de la chaleur.
Des records mensuels menacés dans plusieurs régions
De nombreux records mensuels pourraient être battus. À Paris, où le record de juin est de 37,6°C, les projections les plus chaudes envisagent des valeurs proches de ce seuil. D’autres records sont également en jeu dans l’ouest, le centre et l’est du pays.
Une chaleur plus difficile à supporter qu’en mai
Cette nouvelle vague de chaleur pourrait être plus éprouvante, avec des nuits plus chaudes et un risque de nuits tropicales dans les grandes villes. Certaines agglomérations pourraient ne pas descendre sous les 25°C. Les concentrations de pollens de graminées restent élevées, tandis que les sols secs favorisent une montée rapide des températures en journée.
Le signal d’un climat qui change rapidement
Au-delà des records éventuels, l’accumulation d’événements exceptionnels interpelle. Après un printemps parmi les plus chauds observés, deux épisodes majeurs de chaleur en moins d’un mois deviennent difficiles à considérer comme de simples anomalies météorologiques. La précocité, l’intensité croissante et la fréquence de ces vagues de chaleur illustrent l’évolution rapide du climat européen.
Source : La Chaine Météo / Météo Consult