L’huître va rentrer en stress

Le thermomètre a dépassé les 40 degrés sur l’île de Noirmoutier, en Vendée. Cette période de canicule a un impact direct sur le travail des sauniers, qui voient leur récolte de sel augmenter. Les ostréiculteurs aussi surveillent leur production de près afin d’éviter une surmortalité.

La Vendée, comme le reste du territoire, suffoque avec jusqu’à 43,8°C enregistrés mercredi 24 juin. Un record historique. Ces conditions particulièrement extrêmes obligent les paludiers et les ostréiculteurs à suivre de près leur récolte. Vincent Jolly, saunier et président de la coopérative de sel de Noirmoutier, explique que pour faire du sel, il faut que l’eau soit à saturation, c’est-à-dire à 300 g par litre, moment à partir duquel la cristallisation se produit.

Avec les fortes températures, l’évaporation est plus importante, ce qui permet aux marais salants de produire davantage de sel. En effet, alors que des journées à 20°C nécessitaient environ deux tonnes de récolte par jour, les températures actuelles permettent d’en récolter près de trois tonnes. « On va pratiquement parler d’une variation de 30 % », précise Jolly.

Cependant, ces journées de travail ne sont pas reposantes. Le paludier doit travailler sous un soleil de plomb, et ne peut se permettre de prendre des pauses, au risque de voir le sel coller au fond des marais.

En parallèle, les huîtres, un autre produit phare de Noirmoutier, sont également affectées par ces conditions climatiques. Pour l’instant, les ostréiculteurs ne constatent pas de conséquences nocives sur leur récolte, mais la vigilance est de mise. René Adrien, ostréiculteur, souligne l’importance de maintenir une oxygénation adéquate tout en évitant les variations de température. La chaleur peut provoquer une baisse d’oxygénation, et donc, un stress pour les huîtres.

Il est essentiel de contrôler la température dans les bassins et de ne pas surcharger ces derniers, limitant ainsi le poids à environ 200 à 400 kg par mètre cube, jusqu’à deux tonnes au maximum. « Plus vous mettez d’animaux, plus vous travaillez, plus vous mettez d’oxygène », rappelle Adrien.

Pour le moment, il as que les huîtres ne montrent pas de signes de stress ni de mortalité. Les techniques mises en place permettent de gérer l’apport en eau de manière efficace, en pompant tôt le matin lorsque la température de l’eau est la plus basse.

Source : France Télévisions

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