Canicule : coup de chaud sur l’économie, le PIB impacté par les fortes chaleurs
La canicule a des répercussions significatives sur l’économie française, touchant divers secteurs et entraînant une baisse de la consommation. Selon une étude récente d’Allianz Trade, les pertes économiques liées à ces vagues de chaleur pourraient atteindre 210 milliards d’euros entre 2026 et 2030, équivalant à une diminution de 5 % à 7 % du PIB.
Les effets de la canicule se manifestent à plusieurs niveaux. D’une part, on observe une augmentation des passages aux urgences en raison des coups de chaleur. D’autre part, les dépenses des ménages diminuent, car beaucoup préfèrent rester à l’intérieur plutôt que de sortir pour des activités telles que les restaurants ou le shopping.
Certaines industries sont plus vulnérables que d’autres. L’agriculture, par exemple, est particulièrement affectée par les conditions climatiques extrêmes. Lors de la canicule de 2003, les rendements des fruits et légumes avaient chuté, entraînant une hausse des prix de l’ordre de 20 %. Le secteur du BTP est également touché, les ouvriers ayant peu de moyens pour se protéger des fortes chaleurs sur les chantiers. Les transports sont en difficulté, avec des compagnies aériennes devant annuler des vols en raison de la déformation des pistes et de la portance réduite des avions.
Les efforts de l’État pour adapter le pays à ces conditions extrêmes sont jugés insuffisants. Bien que plusieurs dispositifs de financement existent, leur dotation reste faible. Par exemple, le fonds vert créé en 2023, dont 20 % du budget a été alloué à l’adaptation des infrastructures publiques, a vu sa dotation réduite à 837 millions d’euros en 2026, soit la moitié de son budget initial. Actuellement, 6 millions d’enfants fréquentent l’école élémentaire en France, et déjà 850 écoles ont été fermées en raison de la chaleur excessive.
Ces éléments soulignent l’urgence d’une approche plus proactive pour faire face aux défis posés par les vagues de chaleur récurrentes.
Source : Allianz Trade