Le nombre de décès dus à la canicule reste incertain
Le ministère de la Santé a exprimé sa préoccupation concernant les « décès à domicile » liés à la canicule, tout en précisant qu’il ne dispose pas de « chiffres exhaustifs sur les décès imputables » à cet épisode de chaleur.
Depuis la mi-juin, la France est confrontée à une vague de chaleur intense qui commence à s’atténuer, mais qui a déjà engendré de nombreuses pertes humaines, notamment dues à des coups de chaleur et à la déshydratation. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a signalé une « mortalité en hausse » dans la capitale, bien que les chiffres précis ne soient pas encore disponibles. Des cas tragiques, tels que des enfants retrouvés morts dans des voitures, ont également été rapportés.
Comparativement à l’Espagne, où 212 décès ont été attribués à la chaleur en quelques jours, la France peine à établir un bilan chiffré de la surmortalité liée à cet épisode caniculaire. Les raisons incluent le fait que la canicule est toujours en cours, des effets de chaleur pouvant se manifester avec un certain retard, et une méthodologie d’évaluation qui nécessite du temps.
Santé publique France (SPF) est responsable du calcul de la surmortalité due aux canicules. L’agence produit deux indicateurs : l’excès de mortalité toutes causes confondues, publié environ trois semaines après la fin de chaque épisode caniculaire, et la mortalité attribuable à la chaleur, qui nécessite plusieurs mois d’analyse. Cette dernière repose sur une modélisation statistique basée sur les températures et la mortalité observée entre 2014 et 2022.
Les effets de la canicule actuelle ne devraient donc être communiqués qu’à l’hiver prochain. Toutefois, des estimations indiquent que la chaleur représente chaque année entre 1 % et 4 % de la mortalité estivale, et entre 7 % et 12 % durant les épisodes de canicule. Au cours des neuf derniers étés, environ 11 700 décès ont été attribués à l’exposition à la chaleur pendant ces périodes.
Source : Franceinfo
