Canicule : « Il faut quelques jours pour passer d’un état de stress à un état normal », affirme le médecin Adrian Chaboche
Le médecin généraliste Adrian Chaboche, fondateur du centre Vitruve, spécialisé en médecine préventive, a déclaré sur France Inter, le 29 juin, que le corps humain nécessite plusieurs jours pour retrouver un état normal après une période de stress liée à la chaleur. Cette affirmation intervient alors que les températures commencent à redescendre, avec seulement trois départements du Sud-Est de la France et la Corse restant en vigilance orange canicule, selon Météo-France.
Chaboche souligne que les variations climatiques sont plus rapides que l’adaptation de notre organisme. Il précise que les fortes chaleurs des derniers jours ont engendré une fatigue tant physique que mentale, rendant le sommeil difficile pour de nombreux Français et contribuant à une dette de sommeil. Cette fatigue peut entraîner une irritabilité accrue et une baisse des capacités cognitives.
Risques de décompensation chez les patients fragiles
Malgré une baisse des températures, certains patients, en particulier ceux ayant des facteurs de risque cardiaque, pourraient décompenser en raison de l’épuisement thermique. Chaboche explique que le cœur des personnes fragiles peut battre de 10 à 15 fois plus par minute, ce qui représente un effort considérable. Après plusieurs jours de chaleur intense, leur corps peut s’épuiser et entraîner des complications graves.
Consommation d’eau et reprise d’activité physique
Le médecin recommande une consommation modérée d’eau, entre 2 et 2,5 litres par jour, pour éviter une baisse de sel dans l’organisme. Pour ceux qui souhaitent reprendre une activité sportive, il est conseillé de prévoir une période de réadaptation de 3 à 4 jours, en tenant compte d’une baisse significative de performance.
Prévention nécessaire face aux vagues de chaleur
Adrian Chaboche appelle à la vigilance et à la mise en place de mes préventives face aux vagues de chaleur à venir. Il déplore que les actions préventives soient souvent déclenchées trop tard. Selon Santé publique France, environ 1 000 décès supplémentaires ont été enregistrés depuis le 24 juin, soulignant l’impact tragique de cette canicule sur la santé publique.
Source : France Inter
