Canicule : le brevet des collèges maintenu avec des pauses fraîcheur
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a confirmé, lors d’un « point de crise » avec les syndicats le 24 juin, que les 850 000 élèves de 3e en France passeront l’épreuve écrite de français du Diplôme national du brevet (DNB) le 26 juin au matin. Malgré les discussions autour d’un possible report en raison de la canicule, l’épreuve est maintenue, « comme toutes les épreuves d’examen du matin », a précisé le ministre. À titre de comparaison, lors de la canicule de 2019, les écrits du DNB avaient été reportés.
Des pauses fraîcheur entre les épreuves
Pour faire face aux conditions climatiques, des « pauses fraîcheur » seront intégrées entre les trois parties de l’épreuve (dictée, rédaction, grammaire). « Tout élève qui a besoin de se rafraîchir pourra le faire dès la première heure », a déclaré Édouard Geffray. Cette me entraînera un léger décalage de la fin de l’épreuve, qui se terminera à 12 h 15.
Un autre ajustement, qui pourrait s’avérer plus complexe à mettre en œuvre, stipule que « les élèves seront au maximum 15 par classe », ce qui est possible car « les collèges n’accueillent plus d’élèves en ce moment ». Bien que cela permette d’augmenter le nombre de salles disponibles, cela nécessite également un nombre accru de surveillants, ce qui pourrait poser problème à deux jours de l’examen.
Réactions des syndicats
Le principal syndicat du secondaire, le Snes-FSU, a exprimé des préoccupations concernant « l’absence d’anticipation » et le manque de mes de protection collectives, renvoyant les responsabilités à l’échelon local. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du syndicat, a souligné que refuser de prendre de telles mes « individualise les risques et donc les responsabilités ». Pour les deux premiers jours de la semaine, le site du syndicat a recensé 600 fiches RSST (registre de santé et sécurité au travail) dans l’académie de Rouen, plus de 250 dans celle d’Orléans-Tours, et 274 à Bordeaux. Elle a conclu en indiquant que cet épisode pourrait porter un coup à la confiance des enseignants dans l’institution.
Source : Humanité