Canicule : l’assèchement rapide des sols devient préoccupant

Canicule : l’assèchement rapide des sols devient préoccupant

Après une première canicule exceptionnelle en mai, la nouvelle vague de chaleur qui touche la France accélère l’assèchement des sols. Malgré un hiver pluvieux et des nappes encore souvent bien remplies au printemps, les sols de surface se dégradent rapidement sous l’effet du manque de pluie, du soleil et des températures extrêmes.

Une situation qui se tend depuis avril malgré de bonnes réserves hivernales

La situation hydrologique française est contrastée. En profondeur, les nappes ont bénéficié d’un hiver globalement favorable, avec des niveaux encore souvent satisfaisants au début du printemps. Toutefois, dès avril, les sols de surface ont commencé à se dessécher rapidement, ce mois ayant été particulièrement sec sur la France et l’Europe de l’Ouest. Les quelques pluies de mai ont pu temporairement soulager certaines cultures, mais elles n’ont pas suffi à établir une recharge durable des premiers centimètres du sol. La canicule de fin mai a provoqué une forte évaporation, accélérant la consommation de l’eau disponible par la végétation. Les orages restant rares et localisés, le déficit d’humidité superficielle s’étend de nouveau, particulièrement sur l’ouest, le centre et le sud du pays.

Un engrenage préoccupant pour la suite de l’été

Avec la canicule actuelle, le mécanisme devient préoccupant : plus il fait chaud, plus l’évaporation augmente ; plus les sols s’assèchent, moins l’énergie solaire contribue à évaporer l’eau, et plus elle réchauffe directement l’air. Ce cercle vicieux pourrait amplifier les vagues de chaleur, surtout dans les régions agricoles et les plaines intérieures. Les sols se dessèchent progressivement depuis mai, ce qui pourrait accentuer les impacts agricoles et forestiers. Pour les cultures d’été telles que le tournesol, le maïs ou le soja, tout dépendra désormais des pluies des prochaines semaines, mais les prévisions à moyen terme sont pessimistes. Sans arrosage naturel régulier, le stress hydrique pourrait rapidement s’aggraver, limiter la croissance des plantes et augmenter le risque d’incendies dans les zones déjà fragilisées.

Source : [Météo-France, Ministère de la Transition Écologique]

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