Des températures inhumaines en classe : la circulaire sur la canicule de Valérie Glatigny vivement critiquée par les syndicats

La circulaire 9730, récemment publiée, précise les mes à prendre pour adapter la vie scolaire lors de phénomènes climatiques extrêmes, notamment en cas de canicule. Elle se base sur les niveaux d’avertissement de l’Institut Royal Météorologique (IRM), classés en quatre couleurs : vert, jaune, orange et rouge. Par exemple, pour un code jaune, il est conseillé de regrouper les élèves dans les locaux les plus frais, d’augmenter leur hydratation et de les protéger du soleil. À partir du niveau orange, où les températures atteignent ou dépassent 35°C, des recommandations supplémentaires incluent l’allégement des horaires de l’après-midi et la suspension des activités non essentielles.

Les syndicats CSC Enseignement Bruxelles et CGSP Enseignement Bruxelles expriment leurs craintes quant à une mauvaise interprétation de cette circulaire par les employeurs, qui pourraient forcer le maintien des cours malgré des conditions dangereuses pour la santé des élèves et des enseignants. Ils soulignent que la circulaire considère encore comme acceptable une température de 30°C en classe, et propose des mes pour des températures allant jusqu’à 40°C. Les syndicats jugent inacceptable qu’un gouvernement envisage de maintenir des cours dans de telles conditions, ce qui pourrait engager la responsabilité des directions et des enseignants en cas de malaise.

De plus, ils rappellent que de nombreux établissements scolaires sont mal équipés pour faire face à la chaleur, devenant ainsi des « passoires énergétiques ». Le code du bien-être au travail impose des obligations à l’employeur lorsque les seuils de stress thermique sont dépassés. Les syndicats demandent donc la suspension immédiate des cours lorsque ces seuils sont atteints et suggèrent l’installation de thermomètres dans chaque classe.

En réponse, la ministre Valérie Glatigny a précisé que la circulaire rappelle que le code du bien-être au travail prévaut et que les pouvoirs organisateurs peuvent suspendre les cours selon les circonstances spécifiques de chaque école, notamment dès le niveau orange.

Source : La Libre

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