Conditions de travail difficiles au centre hospitalier de Gimont : un appel à l’action des syndicats
Les conditions de travail au centre hospitalier de Gimont, dans le Gers, suscitent l’indignation du personnel. Lors d’une conférence de presse tenue le 7 juillet, les représentants de la CGT ont dénoncé des horaires de travail découpés, un manque d’effectifs et des températures élevées, appelant la direction et les autorités compétentes à réagir.
Les horaires de travail s’étendent de 8 heures à 20 heures, avec des rappels durant les congés. Le syndicat exige des plannings conformes à la réglementation et des journées de travail continues. « Nous ne demandons même pas une augmentation de salaires mais juste de la légitimité et le respect de nos conditions de travail », a déclaré Marie-Hélène Lisle, aide-soignante.
Le manque de personnel aggrave la situation. Selon la CGT, l’effectif minimum n’est jamais communiqué, et le recours à l’intérim est devenu fréquent. « Il arrive qu’un service fonctionne avec un titulaire et trois intérimaires », a précisé Muriel Laffont, agent de service hospitalier.
Les températures dans les chambres atteignent jusqu’à 35 °C lors des épisodes de canicule. Les soignants tentent de protéger les résidents avec des couvertures de survie, mais la climatisation reste absente. « On nous répondait que ces périodes de chaleur ne duraient que deux semaines », a affirmé Christelle Soucek, aide-soignante, soulignant que la demande de devis pour une climatisation a été lancée tardivement.
Au-delà des revendications matérielles, c’est le climat social qui préoccupe les représentants du personnel. Ils estiment que les alertes sont minimisées et que le dialogue social est insuffisant. Les syndicats espèrent obtenir des « réponses concrètes » après des années de demandes restées sans suite.
Contactée, la direction de l’établissement n’a pas encore répondu à nos sollicitations.
Source : La Dépêche
