Des moissons quasiment finies au 14 juillet : un fait sans précédent
Des moissons déjà terminées dans presque toute la France, accompagnées de périodes de sécheresse plus tôt dans l’année. Les conditions climatiques de 2026 ont mis à mal les récoltes de blé, entraînant une réduction des rendements.
Les canicules et la sécheresse ont causé des dommages considérables aux cultures. Selon le ministère de l’Agriculture, la récolte de blé est attendue en baisse de 4 % en 2026 par rapport à l’année précédente. Les premières estimations officielles, publiées le 15 juillet, révèlent que les moissons, qui sont habituellement en cours à cette période, sont déjà presque achevées. Benoît Piétrement, président d’Intercéréales, souligne l’exceptionnalité de cette situation : « Des moissons qui, au 14 juillet, sont quasiment finies partout, hormis le nord de la France, ce qui est normal pour eux. Cela n’est jamais arrivé. »
Avec une prévision de 32 millions de tonnes, la récolte de blé ne sera pas abondante, représentant une baisse de 4 % par rapport à 2025. Les conditions climatiques de cette année, marquées par une sécheresse au mois d’avril et plusieurs vagues de chaleur, ont particulièrement impacté les zones à terres superficielles, où les pertes peuvent atteindre 20 % dans des régions comme la Moselle et la Charente.
Dans des zones plus favorables, telles que la Beauce, la situation est moins préoccupante. Benoît Piétrement précise que « dans les grandes plaines céréalières, on a plutôt des céréales de bonne qualité », ce qui est crucial pour leur commercialisation.
Parallèlement, le cours mondial du blé, bien qu’encore à des niveaux bas, montre une tendance à la hausse en raison des tensions internationales.
Source : Ministère de l’Agriculture
