Canicule en Suisse : les enseignants demandent des mes nationales

Canicule en Suisse : les enseignants demandent des mes nationales

Le mercure continue de grimper et, face aux alertes de canicule en Suisse, les syndicats du personnel enseignant appellent à des mes nationales. Ils réclament notamment l’adaptation des infrastructures scolaires et la mise en place de protocoles clairs.

Le syndicat des enseignantes et enseignants de Suisse romande (SER) estime que cette problématique « nécessiterait une réponse coordonnée à l’échelle nationale ». Les autorités doivent anticiper « davantage et développer de véritables plans d’action », a déclaré David Rey, président du SER. Les épisodes de chaleur intense ont un impact direct sur les conditions d’enseignement. Malgré l’inventivité du corps enseignant, les solutions se restreignent lorsque les températures grimpent.

Pour le SER, les sorties scolaires de fin d’année permettent de pallier le problème des bâtiments qui surchauffent. Toutefois, il n’est pas toujours possible de faire sortir les élèves lorsque la température extérieure devient étouffante, souligne David Rey.

Les autorités cantonales ont proposé des mes concrètes, mais celles-ci sont parfois jugées « difficiles à mettre en place et peu efficientes en cas de période caniculaire prolongée ». Le syndicat demande que les infrastructures scolaires soient adaptées, notamment avec des protections solaires extérieures, la végétalisation des cours ou des ventilations adéquates dans les bâtiments.

Il appelle également à une réflexion sur l’organisation du temps scolaire et à un accompagnement des directions et des équipes pédagogiques « afin qu’elles disposent de marges de manœuvre adaptées aux réalités locales ». Selon le SER, les nouvelles constructions ou rénovations du parc immobilier scolaire suisse doivent prendre en compte ces phénomènes climatiques.

L’organisation faîtière des enseignantes et enseignants de Suisse réclame un plan de protection contre la chaleur en plusieurs étapes. Jusqu’à un plafond de 26 degrés, qui devrait être fixé de manière contraignante, les cours peuvent se poursuivre normalement. Entre 26 et 30 degrés, les cours doivent être limités et déplacés vers des salles plus fraîches. Au-delà de 30 degrés, l’association estime que les cours normaux doivent être suspendus. Cependant, cette dernière me n’est pas facile à mettre en œuvre, car en Suisse, il n’existe plus de droit aux vacances de canicule.

Pour l’heure, les cours se poursuivent dans les écoles du pays malgré les températures élevées. Les élèves et le personnel scolaire doivent tenir bon jusqu’aux vacances, prévues dans une ou deux semaines selon le canton. Genève a annoncé dispenser les plus jeunes élèves de se rendre en classe lundi et mardi.

À Bâle-Ville, les enseignants peuvent organiser les cours différemment, avec des semaines de projet intégrées dans un cadre pédagogique, comprenant des visites de musées, de piscines, de forêts ou du zoo. Le SSP Fribourg a également transmis des revendications pour garantir « une protection équitable de l’ensemble des élèves et du personnel scolaire », demandant l’élaboration de directives cantonales et la mise à disposition d’équipements adaptés.

Source : ats/ebz

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