Canicule en France : Une sécheresse de surface qui s’aggrave
La canicule qui s’installe sur la France pourrait avoir des conséquences durables sur l’état des sols. Avec des températures dépassant fréquemment 35 à 40°C, des nuits très chaudes et des pluies rares jusqu’à la fin du mois, la sécheresse de surface devrait s’accentuer dans plusieurs régions. Si les nappes phréatiques restent encore globalement dans une situation satisfaisante, les fortes chaleurs et le déficit pluviométrique risquent d’aggraver la situation.
Une canicule historique en France
La canicule, qui va s’intensifier jusqu’en début de semaine prochaine, risque d’aggraver une situation hydrologique déjà préoccupante dans plusieurs régions. Les températures dépasseront fréquemment 35 à 40°C, avec un ensoleillement continu et des nuits très chaudes, favorisant une évaporation importante et un assèchement rapide des sols.
Des précipitations largement déficitaires sur le pays
D’ici la fin du mois de juin, les précipitations devraient rester très limitées à l’échelle nationale. Quelques orages éclateront ponctuellement, surtout en fin de semaine, mais leur caractère localisé et souvent violent ne permettra pas une recharge efficace des sols. Une grande partie de l’eau tombera rapidement sous forme de ruissellement ou sera immédiatement consommée par la végétation et l’évaporation.
Une sécheresse de surface déjà présente, mais qui va s’aggraver
La situation est déjà tendue concernant les sols superficiels, avec une sécheresse parfois sévère dans plusieurs régions, notamment de la Bretagne aux Pays de la Loire, du Centre-Val de Loire au Poitou, ainsi que localement dans le nord-est. Les fortes chaleurs attendues vont accentuer ce déficit hydrique de surface. Même si les nappes phréatiques conservent encore globalement des niveaux satisfaisants grâce aux pluies de l’automne et de l’hiver, la sécheresse des sols pourrait rapidement s’aggraver dans les prochaines semaines s’il n’y a pas de changement de temps significatif. La combinaison d’une canicule durable, d’un déficit pluviométrique persistant et d’une forte évapotranspiration constitue un facteur de risque important pour l’agriculture, la végétation et également le risque d’incendie en ce début d’été.
Source : La Chaine Météo / Météo Consult.
