Alsace : Canicule, les établissements scolaires s’organisent dans l’urgence
Avec des températures dépassant les 35 degrés, les écoles alsaciennes peinent à maintenir un environnement frais pour les élèves. Lucien, 8 ans, élève à l’école Sainte-Madeleine de Strasbourg, témoigne : « Lundi matin, il faisait 30 degrés dans la classe à 9 h. Tout le monde a mal à la tête dans la classe. […] C’est dur de se concentrer quand il fait chaud. »
Pour faire face à cette situation, des mes temporaires ont été mises en place. L’installation de ventilateurs et l’accès à l’eau ont été renforcés, bien que ces solutions ne soient pas toujours efficaces dans les classes. Lucien a ainsi choisi de rester chez lui ce mardi 23 juin, profitant de la gravière de Kork à Kehl pour se rafraîchir.
Le rectorat de Strasbourg a répertorié, le 23 juin, 336 établissements ayant modifié leurs emplois du temps pour privilégier les cours le matin. Cinq écoles ont fermé leurs portes sur décision des maires. Pour les collèges et lycées, aucune fermeture complète n’a été décidée, mais environ 35 aménagements horaires ont été comptabilisés.
Les conditions dans les cours de récréation sont également préoccupantes. À Hégenheim, des températures au sol ont été relevées à 56 degrés en mai. Le maire, Thomas Zeller, indique que des arbres en pot seront installés pour offrir de l’ombre, et des jeux d’eau ont été ajoutés pour aider à rafraîchir les enfants.
Concernant les examens, aucun report n’est prévu. Des aménagements tels que des changements de salle et la distribution d’eau seront mis en place. Séverine Charret, secrétaire académique au syndicat enseignant SNES-FSU, souligne un manque d’anticipation et de coordination générale.
Pour anticiper de futures vagues de chaleur, l’Éducation nationale envisage de revoir l’organisation des épreuves dès l’année prochaine, appelant à un plan académique ou national pour fixer des seuils de chaleur.
Par ailleurs, la région Grand Est a défini la rénovation énergétique de ses 232 lycées publics comme une priorité, avec un investissement de 450 millions d’euros prévu depuis 2020, dont 137 millions d’euros pour 2026.
Source : DNA
