La canicule n’a pas eu d’effet négatif sur la faune sauvage, selon les chasseurs
L’ouverture totale de la chasse a eu lieu ce dimanche 13 septembre, marquée par une controverse suite à la canicule et aux incendies qui ont affecté la saison estivale. Les chasseurs affirment que la faune sauvage s’est remise de la sécheresse, tandis que les écologistes, comme la LPO, tirent la sonnette d’alarme sur l’état de santé des animaux.
Ce dimanche, la chasse a repris dans toute la France, presque sans restrictions, malgré près de 500 000 signatures sur une pétition demandant un moratoire de trois ans sur la chasse pour permettre aux animaux touchés par la sécheresse et les incendies de se rétablir. La LPO a également sollicité un report de la chasse aux oiseaux d’eau, prévue le 21 août, mais cette demande a été rejetée par le gouvernement. Cédric Marteau, directeur général de la LPO, souligne que « la faune sauvage, les oiseaux en particulier, sont en souffrance » et qu’il est crucial que la chasse, considérée comme un loisir, s’adapte aux réalités écologiques.
En Gironde, la famille Jolit, qui chasse de génération en génération, ne se laisse pas perturber par ces alertes. Dominique, Maelys et Léana poursuivent leur activité de chasse au faisan, convaincues que les pertes animales ne sont pas significatives. Maelys Jolit exprime que si les pertes étaient aussi nombreuses que le prétendent les opposants, cela aurait fait l’objet de reportages.
Les forêts touchées par les incendies sont interdites à la chasse, une me que tous les chasseurs respectent. Cédric Augureau, président de la société de chasse de Charente-Maritime, affirme que les chasseurs de Gironde sont affectés par les forêts brûlées, mais qu’ils sont responsables et ne chassent pas dans des zones sinistrées.
Concernant l’impact de la canicule sur les populations de gibier, Jean-Pierre Bouyssou, président de la société de chasse de Saint-Cernin-de-Larche, recommande de protéger les jeunes chevreuils, tout en soulignant la nécessité de réguler les sangliers en raison de leur surpopulation. De nombreux chasseurs, de la Corrèze à la Gironde, rapportent qu’ils n’ont pas constaté de baisse des populations de gibier. Cédric Augureau déclare que la canicule n’a pas eu d’effet négatif sur la faune.
Les chasseurs mettent également en place des abreuvoirs pour aider les animaux durant les périodes de sécheresse. Cependant, la LPO fait état d’une souffrance généralisée de la faune sauvage, soulignant que les conditions climatiques extrêmes ont eu des répercussions sur les cycles de reproduction et la disponibilité de l’eau.
Les écologues restent préoccupés par l’état de la faune après un été marqué par des conditions climatiques extrêmes, où 70 % des surfaces d’eau superficielles ont disparu. Cédric Marteau rappelle que malgré ces défis, la chasse aux oiseaux d’eau a continué comme si de rien n’était.
La chasse est ouverte jusqu’au 28 février, et les débats sur son impact sur la faune sauvage continuent de diviser chasseurs et écologistes.
Source : France Télévisions

