Cancers au Sahel : un fléau à l’ombre des épidémies
La prévalence des cancers au Sahel, région déjà touchée par de multiples crises sanitaires, représente un défi majeur pour les systèmes de santé locaux. Selon une étude récente, les taux de mortalité liés au cancer dans ces pays sont alarmants, souvent exacerbés par le manque d’infrastructures médicales adéquates et de sensibilisation.
Contexte factuel
Le Sahel, comprenant des pays comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso, fait face à un système de santé fragile. Les épidémies de maladies infectieuses, telles que le paludisme et la tuberculose, ont souvent pris le devant de la scène, reléguant les maladies non transmissibles, comme le cancer, à un second plan. Cette situation a conduit à un manque de ressources allouées au diagnostic et au traitement des cancers, rendant leur prise en charge difficile.
Données ou statistiques
Des rapports indiquent que, dans certains pays du Sahel, le cancer du col de l’utérus est le cancer le plus fréquent chez les femmes, avec des taux de mortalité qui pourraient atteindre jusqu’à 30 % dans certaines régions. En outre, la sensibilisation au dépistage et à la prévention reste très limitée, avec moins de 20 % des femmes ayant accès à des programmes de dépistage appropriés.
Conséquence directe
Cette négligence en matière de santé publique entraîne non seulement une augmentation des cas de cancers avancés, mais également une pression accrue sur les familles et les systèmes de santé, souvent incapables de faire face à la double charge des maladies infectieuses et des cancers.
Source : Hélène Kane, Clémence Schantz, Samiratou Ouédraogo, Cancers au Sahel : un fléau à l’ombre des épidémies, L’Ouest Saharien, 2025.
