Calibration des biosenseurs par apprentissage automatique pour la surveillance de la toxine microcystine
Les biosenseurs à électrodes de carbone imprimées en sérigraphie (SPCE) offrent une méthode rapide et économique pour détecter la microcystine-lysine-arginine (MC-LR), une toxine extrêmement puissante produite par les cyanobactéries lors des proliférations algales nuisibles dans les eaux douces. Même à faibles concentrations, la MC-LR peut endommager le foie et a été associée à un risque accru de cancer du foie et du côlon. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a établi une valeur limite de 1 microgramme par litre pour la MC-LR dans l’eau potable.
La détection précoce de la MC-LR est cruciale pour la santé publique, notamment dans les régions où les algues nuisibles prolifèrent. Les biosenseurs SPCE permettent une surveillance continue et efficace, offrant ainsi une réponse rapide aux menaces potentielles pour la qualité de l’eau.
Actuellement, il n’existe pas de statistiques récentes sur la prévalence de la MC-LR dans les sources d’eau potable en France. Cependant, la vigilance est de mise, compte tenu des risques associés à cette toxine.
L’utilisation de ces biosenseurs pourrait donc contribuer à une meilleure gestion des ressources en eau, en permettant une intervention rapide et informée face aux risques liés aux algues toxiques.
Source : Organisation mondiale de la santé (OMS).
