Garages présumés illégaux et agression : le Val de Cagne, zone de non-droit ?
CAGNES-SUR-MER – Le Val de Cagne, un secteur de Cagnes-sur-Mer, fait l’objet de vives inquiétudes suite à des soupçons de conflits d’intérêts et d’activités exercées en dehors du cadre réglementaire. L’agression d’une journaliste par un élu local a récemment mis en lumière ces problématiques.
La Cagne, un petit fleuve de la région, traverse ce vallon peu urbanisé, qui, malgré son charme, est depuis longtemps sous le feu des critiques. En 1950, le Val de Cagne était constitué de 177 hectares de terres agricoles. Cependant, selon le Département, ce territoire a perdu près de 90 % de sa surface agricole.
La municipalité a mis en place une politique de reconquête, visant à maintenir la vocation agricole de la zone. Plus de 2000 procès-verbaux pour infractions à l’urbanisme ont été dressés, attestant de l’ampleur des problèmes rencontrés.
Le 4 août, un incendie majeur a ravagé plusieurs serres de la région. Une journaliste de Nice-Matin, présente sur les lieux le lendemain, a observé des carcasses de voitures de luxe calcinées, suggérant l’existence d’activités illégales, notamment un garage. Les tensions ont éclaté lorsque Ugo Massi, conseiller municipal et fils d’un propriétaire de la parcelle, a agressé la journaliste, lui arrachant son téléphone.
Depuis cet incident, des plaintes ont été déposées des deux côtés. La famille Massi a également signalé des violations de propriété. Les journalistes tentant d’obtenir des commentaires des parties concernées n’ont pas eu de succès.
Des structures non autorisées, comme des box loués pour des activités interdites en zone agricole, ont été identifiées. Jeanine Blondel, membre de l’association France Nature Environnement, dénonce les infractions qui se multiplient, témoignant d’une dégradation des conditions de vie dans le quartier.
Le nouveau maire, Bryan Masson, critique l’ancienne municipalité pour avoir laissé perdurer ces activités illégales. Il as que des mes seront prises pour régulariser la situation et promet une vigilance accrue de la part des autorités.
L’enquête sur l’incendie est en cours, et le procureur de Grasse n’a pas encore communiqué d’informations supplémentaires.
Source : France 3 Côte d’Azur

