Burkina Faso : RSF accuse Ibrahim Traoré d’entretenir une « milice numérique » ciblant les journalistes
Au Burkina Faso, l’organisation non gouvernementale Reporters Sans Frontières (RSF) a accusé le leader de la junte, Ibrahim Traoré, de maintenir une « milice numérique » visant les journalistes. Dans une enquête publiée le 23 juillet 2026, RSF affirme que ces cyberactivistes, affiliés à la junte et désignés sous le nom de Bataillons d’intervention rapide (BIR-C), « occupent le cyberespace et s’attaquent aux voix dissidentes en toute impunité ».
Cette accusation s’inscrit dans un contexte où la liberté de la presse est de plus en plus menacée dans le pays. Les journalistes font face à des intimidations et à des violences, exacerbées par la situation politique instable depuis le coup d’État de janvier 2022.
Actuellement, le Burkina Faso est classé parmi les pays les plus dangereux pour les journalistes, avec un nombre croissant d’agressions et de menaces signalées. Selon les dernières données de RSF, le pays se classe au 43ème rang sur 180 dans l’Index mondial de la liberté de la presse.
Les conséquences de ces actions sont graves, car elles compromettent le droit à l’information et la pluralité des voix dans un pays déjà confronté à des défis sécuritaires majeurs.
Source : Reporters Sans Frontières (RSF)
