Burkina Faso : le ministre de la Justice appelle à plus de fermeté dans les affaires de viols sur mineurs
Au Burkina Faso, le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a demandé aux procureurs d’adopter une approche plus stricte face aux personnes accusées de viols, en particulier ceux impliquant des mineurs. Cette demande a été formulée dans une circulaire adressée à tous les procureurs généraux, dans laquelle il souligne que « la protection des enfants contre les formes de violences sexuelles est une priorité de la politique pénale ».
Cette initiative fait suite à deux affaires récentes qui ont choqué l’opinion publique. Un instituteur a été condamné à 17 mois de prison, dont deux mois ferme, pour des viols répétés sur une élève de 15 ans. De son côté, un maître coranique a été condamné à 18 mois d’emprisonnement, dont trois mois ferme, pour des viols sur une fillette de 8 ans. Ces sentences sont jugées insuffisantes par le ministre, qui exige des peines proportionnelles à la gravité des actes.
Parmi les nouvelles directives, il a été précisé que les procureurs ne doivent plus requérir de travaux d’intérêt général dans ces affaires, une sanction jugée trop légère. Bayala insiste sur le fait que des condamnations trop faibles pourraient diminuer l’effet dissuasif des peines.
Cette déclaration intervient dans un contexte où la protection des enfants est au cœur des préoccupations sociétales et judiciaires au Burkina Faso, un pays confronté à divers défis en matière de sécurité et de justice.
Source : RFI
