Bugatti renforce sa présence en Alsace avec « La Manufacture »
Immaculé de blanc, le nouvel atelier de Bugatti, situé à cheval sur les communes de Molsheim et Dorlisheim (Bas-Rhin), abrite actuellement quelques bolides d’exception dans un espace évoquant un vaste hall d’exposition. D’ici septembre, il sera pleinement opérationnel pour l’assemblage de la Tourbillon, son premier véhicule hybride, dont les 250 exemplaires ont déjà été vendus au prix unitaire de 3,8 millions d’euros (hors taxes et hors options).
Un investissement stratégique sur fond de recomposition du capital de la marque
Baptisé « La Manufacture », cet atelier a nécessité un investissement de près de 10 millions d’euros de la part du constructeur d’hyper-sportives de luxe. Alors que le bâtiment, conçu par le promoteur immobilier Arco de Schiltigheim, prenait forme, la coentreprise créée en 2021 entre le constructeur croate et l’allemand Porsche, soutenue par un consortium d’investisseurs américains, était en pleine réorganisation capitalistique. Ces changements devraient conduire Mate Rimac, fondateur de Rimac Automobili, à prendre les rênes de la marque d’ici la fin de l’année.
Mate Rimac ras sur la pérennité du constructeur à Molsheim
Au printemps dernier, la possibilité de voir la marque, fondée en 1909 par l’Italien Ettore Bugatti, passer sous contrôle croate avait suscité des inquiétudes concernant l’avenir du site alsacien, qui emploie actuellement 186 collaborateurs. Présent en Alsace le 2 juillet 2026, Mate Rimac a tenu à clarifier la situation, bien qu’une partie de l’assemblage du châssis de la Tourbillon soit prévue en Croatie. « Molsheim restera toujours le berceau historique de Bugatti », a-t-il affirmé. Laurent Furst, maire de Molsheim, a exprimé sa satisfaction quant à l’engagement de Bugatti à renforcer son ancrage local, avec un objectif d’augmentation des effectifs à 205 collaborateurs d’ici la fin de l’année.
Doubler les capacités de production
Avec la Manufacture, Bugatti pourra doubler ses capacités de production et accélérer l’individualisation de ses véhicules, permettant aux clients de participer à certaines étapes de l’assemblage. Ces derniers auront même la possibilité de se vêtir de gants blancs pour visser des boulons de leur engin, tout en restant en harmonie avec la luminosité de l’atelier, situé à proximité du château Saint-Jean, point d’entrée pour les passionnés de la marque.
Source : Le Journal des Entreprises.
