Budget 2027 : Olivier Faure juge ‘le suspense inexistant’, ‘il y aura une cen’
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a exprimé ce vendredi 28 août son scepticisme quant aux discussions autour du projet de loi de finances pour 2027, en affirmant que « le suspense est faible, pour ne pas dire inexistant ». Le député a souligné qu’il ne voit pas comment Gabriel Attal et Édouard Philippe pourraient chercher un compromis avec la gauche à l’approche de l’élection présidentielle.
Cette déclaration a été faite lors de l’université d’été du Parti socialiste à Blois (Loir-et-Cher), où Faure a partagé la scène avec la maire de Nantes, Johanna Rolland. L’événement a également vu la présence de candidats à la primaire social-démocrate, offrant une plateforme pour tester leur popularité.
Olivier Faure a mis en avant l’importance de laisser le débat se dérouler afin de « démasquer les positions des uns et des autres ». Il a critiqué les propositions fluctuantes de Marine Le Pen (Rassemblement national) et a mis au défi Édouard Philippe sur ses promesses d’augmentation de 20% pour les enseignants, en demandant à voir s’il soutiendrait effectivement ces mes.
Concernant l’issue des discussions budgétaires, Faure a déclaré qu’il « doute de la capacité du Premier ministre à obtenir des concessions de la part du bloc central ». Il a souligné que sans concessions, les socialistes n’auraient pas voté les budgets précédents et a averti que si le budget de cette année ressemble aux programmes d’Attal et Philippe, la réponse des socialistes sera « la cen ».
François Hollande, présent à l’université d’été, a appelé à la « négociation » pour éviter un dépôt de motion de cen, soulignant que l’absence d’un budget pour l’année prochaine mettrait le futur candidat victorieux dans une position difficile.
Le gouvernement, pour éviter un recours à l’article 49.3 de la Constitution, pourrait envisager de passer par voie d’ordonnances, comme l’a noté le Premier ministre Sébastien Lecornu dans sa lettre aux parlementaires.
Cette situation souligne les tensions croissantes entre le gouvernement et la gauche à l’approche d’une élection présidentielle cruciale.
(Source : LCP)

