Pourquoi le refus de candidature de BTS aux Grammy Awards est une réponse pertinente
BTS, le célèbre groupe de K-pop, a récemment annoncé qu’il ne soumettrait pas sa candidature aux Grammy Awards cette année. Cette décision intervient dans un contexte de controverse entourant l’introduction d’une nouvelle catégorie, la « meilleure performance de musique pop asiatique », par l’académie des Grammys. Annoncée en juin, cette récompense vise à reconnaître l’excellence artistique des performances de musique pop asiatique, mais a suscité des critiques pour sa perception comme une tentative de compartimenter les artistes asiatiques dans des catégories distinctes, éloignées des principales récompenses.
L’académie justifie cette initiative en affirmant vouloir refléter un écosystème musical en pleine croissance. Toutefois, cette démarche est perçue par beaucoup comme une ouverture tardive aux musiques asiatiques, qui jouent un rôle vital dans l’industrie musicale actuelle. BTS, en s’opposant à cette nouvelle règle, a déclaré : « Nous espérons que la musique pourra être écoutée et appréciée pour ce qu’elle est, au-delà des frontières et des langues. » Ce message a été relayé sur les réseaux sociaux par tous les membres du groupe.
L’annonce du groupe a été largement discutée dans les médias, tant en Corée du Sud qu’à l’international, particulièrement en ce qui concerne leur dernier album, Arirang, et son single Swim, qui auraient pu prétendre aux récompenses d’album de l’année et de chanson de l’année. Cependant, la forte proportion de paroles en anglais dans ce projet pourrait les exclure de la nouvelle catégorie dédiée à la musique asiatique.
BTS, qui a fait ses débuts aux Grammy Awards en tant que votants en 2019, a déjà connu des déceptions lors des nominations précédentes. Malgré leur influence mondiale, illustrée par des milliards de vues et des tournées à guichets fermés, le groupe n’a pas reçu de prix lors de ses cinq nominations antérieures.
Cette décision de ne pas participer aux Grammy Awards pourrait ainsi être interprétée comme une affirmation de la valeur de la musique au-delà des classifications géographiques et linguistiques, tout en soulignant les défis persistants auxquels sont confrontés les artistes asiatiques dans l’industrie musicale.
Source : Vanity Fair


