Bruxelles met en garde Washington sur les restrictions visant Anthropic
Publié le 14/06/2026 – 18:17 UTC+2 | Mis à jour à 18:38
La décision des États-Unis d’imposer des restrictions à l’exportation sur les modèles d’intelligence artificielle (IA) d’Anthropic attire l’attention de la Commission européenne, qui évalue les implications pour les utilisateurs européens.
Vendredi, l’administration Trump a adopté une directive interdisant l’accès aux modèles Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropic aux ressortissants étrangers, invoquant des préoccupations de sécurité nationale. Cette me a conduit l’entreprise à restreindre l’accès à tous les utilisateurs non américains, y compris ceux basés en Europe.
Ces modèles, considérés comme des systèmes de pointe, avaient été proposés jusqu’à présent à un nombre restreint d’utilisateurs pour évaluer leurs capacités, notamment en matière de détection et d’exploitation de vulnérabilités susceptibles d’être utilisées pour des cyberattaques.
Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne en charge de la souveraineté technologique, a déclaré : « Nous assistons à l’émergence d’une nouvelle génération de modèles d’IA très performants. Ils apportent des bénéfices importants, notamment pour la cyberdéfense, mais soulèvent également de sérieuses questions de cybersécurité. » Il a ajouté que ce problème est global et ne devrait pas entraîner de traitement discriminatoire entre partenaires.
Cet épisode souligne la nécessité pour l’Europe de renforcer sa souveraineté technologique, en s’appuyant sur son cadre réglementaire en matière d’IA et de cybersécurité pour gérer ces nouveaux risques. « Nous examinons de près les effets concrets de cette décision pour les utilisateurs européens de ces services », a précisé Regnier.
Dario Amodei, directeur général d’Anthropic, doit également participer mardi à un déjeuner de travail réunissant les dirigeants du G7 et plusieurs grands acteurs du secteur de l’intelligence artificielle.
Source : Euronews