Bruno Retailleau prêt à affronter une primaire de la droite et du centre
Le président des Républicains et candidat à la présidentielle, Bruno Retailleau, a déclaré vendredi qu’il n’avait « peur d’aucune compétition » et était disposé à « affronter » une éventuelle primaire pour départager les candidats de la droite et du centre.
Ces derniers jours, les appels à l’organisation d’une primaire se sont multipliés, à moins de huit mois de l’échéance présidentielle. Le maire de Cannes, David Lisnard, candidat lui-même, et l’ancien ministre Hervé Morin, soutenu par 200 élus, ont notamment relancé le débat. Bruno Retailleau a affirmé qu’il n’avait jamais été opposé à une primaire, précisant : « Je n’ai jamais dit non par principe à la primaire, jamais. »
Cependant, il a exprimé des réserves sur le processus, qualifiant les discussions autour de la primaire de « polémiques politiciennes » et indiquant qu’il ne croyait pas à une organisation efficace, compte tenu des différents intérêts en jeu. Malgré cela, il a réaffirmé sa volonté de participer à une primaire, déclarant : « S’il y a une primaire je l’affronterai. (…) Je n’ai peur d’aucune compétition. »
Actuellement, la droite et le centre comptent cinq candidats en lice : les ex-Premiers ministres Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance), Bruno Retailleau (Les Républicains), David Lisnard (Nouvelle Énergie), et Xavier Bertrand (Les Républicains).
La ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a mis en garde contre le risque d’une « primaire sauvage », soulignant que cela pourrait mener à l’échec. Elle a insisté sur l’importance de l’élection présidentielle de 2027, où « il n’y a pas de filet de sécurité » si aucun candidat de la droite ou du centre ne se qualifie pour le second tour.
Bruno Retailleau a également affirmé qu’il restait en course pour défendre ses idées, malgré des sondages le plaçant entre 6 et 12 %. Il a averti son confrère Xavier Bertrand que s’il se présentait à la présidentielle, il devrait quitter Les Républicains, rappelant que David Lisnard avait déjà fait ce choix.
Source : LCP

