Brunch du 1er Août à la ferme: un défi pour les agriculteurs

Brunch du 1er Août à la ferme : un défi pour les agriculteurs

Tradition incontournable de la Fête nationale depuis 30 ans, le brunch du 1er Août à la ferme attire des dizaines de milliers de Suisses. Une carte postale gourmande, mais qui représente un immense défi pour les agriculteurs.

Cette année, le brunch à la ferme aura une saveur particulière, puisqu’il s’agit de la 30e édition. Il a vu le jour en 1993, année où les Suisses ont accepté l’initiative populaire « Pour un jour de Fête nationale férié ». Le monde paysan avait alors saisi cette opportunité pour remettre en contact les gens de la ville et de la campagne, visant à faire connaître les défis et les produits du monde paysan.

Trente ans plus tard, les convives sont toujours au rendez-vous. Pour les organisations paysannes, ce succès est surtout une belle carte de visite, car en termes de revenus, la journée n’est pas vraiment rentable. « Il s’agit d’une vitrine importante », a expliqué Alexandre Truffer, directeur adjoint d’Agri Médias et coordinateur du Brunch en Suisse romande. Il a ajouté qu’il y a un besoin d’expliquer ce qu’est l’agriculture en Suisse aujourd’hui, et que le faire autour de bons produits est positif en termes de communication.

Près de 300 exploitations proposent ce brunch en Suisse, mais la liste évolue. Certains agriculteurs souhaitent se rapprocher de leurs clients directs, tandis que d’autres renoncent face à la surcharge de travail durant cette période intense de l’été, entre récoltes et moissons. Yonnel Widmer, agriculteur, a souligné que « c’est un défi » de jongler entre les préparatifs du brunch et les travaux quotidiens.

Depuis l’an dernier, une plateforme de réservation permet aux visiteurs de voir où il reste des places disponibles, ce qui constitue un soutien administratif bienvenu pour les agriculteurs, les aidant à mieux prévoir les quantités de nourriture.

Source : Feriel Mestiri et Lorence Milasevic/asch

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