Tendances de bronzage sur les réseaux sociaux : un signal d’alarme pour la santé de la peau
Cet été, les réseaux sociaux sont envahis par des images de bronzage marqué, communément appelées « burn lines ». Ces démarcations, qui témoignent d’une exposition au soleil, sont souvent valorisées pour leur contraste. Cependant, les dermatologues expriment des inquiétudes face à cette mode, désignée sous le terme de « tanmaxxing », qui pousse à rechercher un bronzage toujours plus intense.
Une étude publiée dans le Journal of Investigative Dermatology souligne que le bronzage n’est pas un indicateur de bonne santé cutanée, mais plutôt une réponse de défense face aux dommages causés par les rayons ultraviolets (UV). En effet, le bronzage et les coups de soleil représentent deux mécanismes de réaction de la peau face à l’agression des UV. Les UVB peuvent provoquer des lésions directes de l’ADN, tandis que les UVA induisent un stress oxydatif. En réponse, la peau produit de la mélanine, pigment responsable du bronzage, afin de limiter les dégâts.
La recherche d’un bronzage optimal incite souvent à prolonger les heures d’exposition, surtout durant les périodes de fort rayonnement UV. Ce comportement peut engendrer des risques accrus de cancers cutanés, tels que le mélanome et les carcinomes basocellulaires et spinocellulaires, selon la Dre Suephy C. Chen, cheffe du service de dermatologie au Jefferson Abington Hospital. Elle met en avant le rôle des réseaux sociaux dans la propagation de cette tendance, qui peut influencer les jeunes à adopter des comportements à risque.
L’exposition répétée aux UV accentue également le vieillissement cutané, provoquant rides et taches pigmentaires plus précocement. Certaines études suggèrent que l’exposition au soleil pourrait favoriser la libération d’endorphines, contribuant ainsi à la quête incessante de bronzage, malgré les avertissements sur les dangers.
Pour minimiser les risques liés au bronzage, il est conseillé d’adopter une approche prudente, en limitant l’exposition aux heures où les UV sont les plus intenses, généralement entre 12 h et 16 h, et en utilisant une crème solaire à large spectre d’un indice de protection (SPF) d’au moins 30, à renouveler régulièrement.
En somme, si les burn lines peuvent disparaître au fil des semaines, les dommages cutanés causés par une exposition excessive au soleil peuvent perdurer des années.
Source : Futura-Sciences



