Brevet 2026 : une nouvelle formule sous canicule débute ce vendredi
Le brevet des collèges se maintient malgré la canicule qui touche actuellement la France. La première épreuve, consacrée au français, se déroulera ce vendredi 26 juin au matin. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a précisé que les collégiens pourront se rafraîchir à tout moment durant l’épreuve, avec de l’eau distribuée pour les aider à composer dans des conditions optimales. Il a souligné l’importance de maintenir les examens plutôt que de les reporter à septembre.
En 2019, le ministre de l’Éducation de l’époque, Jean-Michel Blanquer, avait opté pour un report de quelques jours en raison de la chaleur, alors que la majorité des épreuves se tenaient l’après-midi. Cette année, seule l’épreuve de sciences est prévue en début d’après-midi, les températures étant annoncées plus clémentes. Les mathématiques auront lieu mardi matin.
Les nouvelles modalités de l’examen modifient la répartition des notes, avec 60 % provenant des épreuves finales et 40 % du contrôle continu, contre 50 % chacun auparavant. Édouard Geffray a déclaré qu’il n’est plus possible d’arriver au brevet en ayant déjà une note assurée.
Le mode de calcul a également évolué, s’appuyant sur les moyennes des élèves dans chaque discipline au cours de l’année de troisième. De plus, l’épreuve de mathématiques inclura une partie sur les « automatismes », à traiter sans calculatrice. Le barème sur 800 points a été remplacé, le brevet étant désormais attribué aux candidats ayant une moyenne finale d’au moins 10/20.
Le ministre a anticipé une baisse significative du taux de réussite cette année, estimant qu’environ 75 % des candidats pourraient réussir, contre 85,5 % l’an dernier. Ce durcissement vise à rappeler l’importance de la préparation aux examens et à mieux préparer les élèves à leur entrée au lycée.
Malgré ces changements, l’obtention du brevet ne conditionne pas l’accès à la classe de seconde. Le ministre a également annoncé des initiatives pour améliorer le niveau au collège, notamment un concours général dédié et un programme de soutien pour 800 établissements ayant des résultats faibles en français et en mathématiques.
Source : Le Télégramme.
