Brésil : Flavio Bolsonaro officialise sa candidature à la présidentielle
Affaibli par des crises en série, Flavio Bolsonaro va officialiser ce samedi sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre. Il se présentera contre Luiz Inacio Lula da Silva, représentant le camp conservateur. Son père, l’ex-président Jair Bolsonaro, est actuellement détenu pour tentative de coup d’État. La convention du Parti libéral (PL), qui investira le sénateur Bolsonaro, se tiendra à Sao Paulo, en présence du président argentin ultralibéral Javier Milei.
Adoubé comme héritier par son père après l’incarcération de ce dernier en 2025, Flavio Bolsonaro promet de « libérer » le Brésil du crime, de l’inflation et de Lula, qui brigue un quatrième mandat non consécutif à 80 ans.
Cependant, Flavio Bolsonaro a perdu de son élan ces dernières semaines. D’après une enquête de l’institut Datafolha, Lula obtient 48 % d’intentions de vote, tandis que Flavio Bolsonaro en recueille 43 %. Marco Teixeira, professeur de science politique à la Fondation Getulio Vargas, souligne qu’il s’agit d’un moment de fragilisation pour Flavio, avec une incertitude croissante quant à la viabilité de sa candidature.
La situation a été exacerbée par des révélations concernant un message audio envoyé à un banquier impliqué dans une fraude financière, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête sur le financement d’un film sur son père. Flavio Bolsonaro a nié toute malversation.
Des tensions familiales ont également émergé, notamment avec sa belle-mère, Michelle Bolsonaro, qui a exprimé sur les réseaux sociaux une « humiliation » qu’il lui aurait infligée. Après des excuses, une réconciliation semble avoir été scellée.
Flavio Bolsonaro est sous le coup d’une interdiction de visite à son père pour une durée de trois mois, jusqu’au lendemain du premier tour du scrutin prévu le 4 octobre. Bien qu’il cherche à se présenter comme « plus modéré » que son père, il a récemment remis en question la fiabilité du système de vote électronique, un sujet sensible qui avait déjà conduit à l’inéligibilité de Jair Bolsonaro.
Source : Le Progrès
