À la braderie de Lille, tout se négocie… ou presque
À la Braderie de Lille, le prix affiché n’est souvent qu’un point de départ. Vendeurs et chineurs rivalisent d’astuces pour parvenir à un tarif qui satisfait les deux parties. Dans les allées de ce plus grand vide-grenier d’Europe, la négociation est omniprésente.
Quentin Le Page, vendeur expérimenté, se trouve dans un emplacement privilégié. Pour lui, la négociation est essentielle. « On met un tout petit peu plus haut, comme ça, ça permet d’avoir le prix qu’on voulait vendre à peu près », explique-t-il. Il illustre son propos en disant : « Quand quelqu’un va dire 5, moi, je vais dire 7, et on finit à 6, et tout le monde est content. »
Les chineurs, à la recherche de bonnes affaires, font preuve d’ingéniosité. Certains achètent des lots pour avoir un meilleur pouvoir de négociation, tandis que d’autres tentent de réduire le prix de quelques euros. Une participante confie : « Vous savez, j’ai que deux euros donc ce sera deux euros, c’est la technique. »
Cette dynamique de négociation est d’autant plus pertinente dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat. Une passante souligne : « Moins d’achats, être plus raisonnable, faire attention. » Un autre acheteur mentionne avoir économisé pour cette occasion.
Une enquête menée par une équipe de France Télévisions a même tenté de déterminer si tout se négocie, y compris le prix des moules-frites. Le verdict : ces plats emblématiques ne se négocient pas, le prix étant fixé à 17 euros.
Les visiteurs ont jusqu’au dimanche 6 septembre à 18 heures pour perfectionner leurs techniques de négociation et dénicher les meilleures affaires.
Source : Franceinfo



