Vingt-cinq génies gabonais en danger : l’ANBG sous pression
Vingt-cinq des meilleurs élèves du Gabon ont récemment obtenu une place dans des écoles d’ingénieurs françaises de renom, mais risquent de perdre le soutien de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG). Jean Yves Mouamba, président de l’Association des parents d’étudiants des classes préparatoires aux Grandes écoles (CPGE) du Lycée national Léon Mba, a exprimé ses inquiétudes concernant cette situation, soulignant qu’une confusion administrative pourrait condamner cette promotion d’élite à se débrouiller seule à des milliers de kilomètres de chez elle.
Le 31 juillet, Mouamba a plaidé pour ces jeunes Gabonais, qui ont déjà franchi toutes les étapes nécessaires pour intégrer le cycle ingénieur. Il a qualifié cette promotion d’« l’une des rares promotions qui a fait du 100 % à tout point de vue », et a appelé à un traitement particulier en raison de leur excellence académique et de leur alignement avec les priorités nationales de développement.
Les étudiants concernés ont suivi un parcours très sélectif, comprenant une admission compétitive en CPGE, deux années de formation intensive et la réussite des concours d’accès aux Grandes écoles. Cependant, les familles ont dû assumer des frais que l’ANBG ne couvre plus, tels que les billets d’avion et les visas, pour permettre aux étudiants de passer les épreuves orales en France.
Aujourd’hui, la poursuite de leur cursus suscite des inquiétudes. Mouamba a souligné que les parents, après avoir investi des ressources considérables, estiment qu’il est essentiel que l’État continue à les soutenir. Les écoles intégrées sont des établissements publics avec des frais de scolarité relativement modestes, alors que ces futurs ingénieurs se spécialiseront dans des domaines clés tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité et l’énergie, en adéquation avec les ambitions du Programme national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030.
Mouamba a également évoqué une confusion dans l’application des critères d’éligibilité, affirmant que les étudiants des CPGE répondent à ces critères, étant engagés dans un cycle ingénieur depuis leur admission. Il a appelé à une réévaluation de leur situation, la présentant comme un investissement stratégique déjà largement engagé.
Accompagner ces futurs ingénieurs jusqu’à l’obtention de leur diplôme est présenté non seulement comme une nécessité, mais aussi comme un choix d’avenir pour le Gabon. Former ces jeunes talents est perçu comme un investissement dans les compétences dont le pays aura besoin à l’avenir.
Source : Gabonreview.com


