Blocus des lycéens à Besançon contre la suppression des APL pour étudiants étrangers et hausse des frais d’inscription.

Suppression des APL pour les étudiants étrangers, hausse des frais d'inscription. à Besançon, des lycéens organisent un blocus pour alerter sur ces nouvelles mes

Blocus au lycée Louis Pasteur de Besançon contre la suppression des APL pour les étudiants étrangers

Un blocus a été organisé ce mardi 15 septembre au matin devant le lycée Louis Pasteur de Besançon (Doubs). Une centaine de lycéens se sont mobilisés pour dénoncer la suppression des APL pour les étudiants étrangers, la hausse de leurs frais d’inscription et une éventuelle extension de ces mes aux étudiants français.

Le lycée Louis Pasteur a connu un ralentissement de son activité ce mardi matin. Dès 6 heures, les premiers élèves se sont rassemblés devant l’établissement. À partir de 8 heures, le blocus a officiellement débuté, dans le cadre d’un mouvement de mobilisation nationale soutenu par des syndicats étudiants et des organisations de l’enseignement supérieur.

Environ 100 lycéens ont participé au blocage, alors que l’établissement compte environ 1 200 élèves, y compris les étudiants post-bac. Tous les élèves n’ont pas pris part au mouvement : certains ne se sont pas présentés en cours, tandis que d’autres ont assisté aux cours comme prévu. Ce lycée était le seul de l’académie à se mobiliser.

Parmi les élèves mobilisés, Efsia Chanez, 16 ans, a déclaré : « On a décidé de bloquer notre lycée pour soutenir le mouvement de mobilisation nationale contre la suppression des APL en juillet 2026 pour les étudiants ressortissants d’un pays situé hors de l’Union européenne. » Cette me vise spécifiquement les étudiants hors UE, de l’Espace économique européen et de la Suisse qui ne sont pas éligibles à une bourse sur critères sociaux.

Les lycéens ont également dénoncé la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers, craignant que des mes similaires ne soient appliquées aux étudiants français. Jusqu’à présent, la plupart des étudiants extracommunautaires bénéficiaient d’une exonération, payant environ 178 euros en licence et 255 euros en master. Désormais, certains devront s’acquitter de près de 2 902 euros en licence et 3 950 euros en master.

Efsia Chanez a souligné l’impact de la précarité étudiante, notant qu’« environ un étudiant sur trois saute des repas pour des raisons financières. On peut tous être touchés. » Elle a ajouté que la question de la précarité est au cœur de la mobilisation, rappelant que « nous sommes les étudiants de demain. »

Les organisateurs du mouvement réclament également une meilleure prise en compte de la parole des jeunes. Efsia a affirmé : « Ça nous permet de montrer que les lycéens, même si on ne se fait pas trop entendre sur la scène médiatique, on est la génération de demain et il faut qu’on change les choses. »

Le mouvement aborde également d’autres revendications, notamment une me adoptée à l’Assemblée nationale le 7 juillet 2026, qui institue une présomption d’usage légal de leur arme pour les policiers et les gendarmes dans certaines situations. Cette me est critiquée par ses opposants comme un « permis de tuer » et doit être examinée prochainement par le Sénat.

Source : France 3 Régions

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