L’énigme de Bételgeuse est probablement résolue
FAIT PRINCIPAL
Bételgeuse, l’une des étoiles les plus brillantes de la constellation d’Orion, a récemment fait l’objet d’une attention particulière suite à une chute significative de sa luminosité, qui a été mesurée à un facteur de 2,5 par rapport à sa valeur moyenne en janvier 2020. Cette baisse, sans précédent, a suscité des spéculations sur une éventuelle explosion en supernova, bien que les astronomes s’accordent à dire qu’une telle explosion n’est pas imminente.
CONTEXTE FACTUEL
Bételgeuse est une supergéante rouge, située à environ 724 années-lumière de la Terre. Elle est facilement identifiable dans le ciel nocturne grâce à sa couleur rouge vif et à sa position dans la constellation d’Orion. En tant que deuxième supergéante rouge la plus proche du Soleil, elle est un sujet d’étude privilégié pour les astronomes, qui cherchent à comprendre les mécanismes de sa variabilité lumineuse.
Les fluctuations de luminosité de Bételgeuse suivent des cycles d’environ 400 jours, bien que ces cycles puissent être interrompus par des irrégularités. Les chercheurs ont utilisé des techniques d’interférométrie pour obtenir des images de sa surface, révélant des zones d’assombrissement qui pourraient être dues à des phénomènes tels que des nuages de poussière ou des cellules de convection.
DONNÉES OU STATISTIQUES
Des mes récentes indiquent que Bételgeuse expulse chaque année une quantité de matière équivalente à 10−6 de la masse solaire. En outre, des estimations récentes placent sa distance à environ 724 années-lumière, avec une incertitude de 73 années-lumière. Ces incertitudes peuvent affecter les calculs de luminosité et de température de l’étoile.
CONSÉQUENCE DIRECTE
La modélisation actuelle suggère qu’un nuage de poussière expulsé par Bételgeuse aurait occulté une fraction de sa surface, ce qui expliquerait la baisse de luminosité observée. Les astronomes continuent d’étudier cette étoile pour mieux comprendre les processus en jeu, ce qui pourrait avoir des implications pour notre compréhension des supergéantes rouges en général.
Source : Pour la Science



