Faut-il continuer de revaloriser les retraites ou les aides sociales à hauteur de l’inflation ?
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a récemment souligné la nécessité d’un débat sur les « indexations automatiques » des dépenses de l’État, particulièrement en ce qui concerne les retraites et les aides sociales. Lors d’une intervention sur Sud Radio, il a évoqué l’idée d’une « année blanche » budgétaire en 2027 pour réaliser des économies, bien que le périmètre de cette me reste flou.
David Amiel a déclaré que chaque augmentation automatique des dépenses, en réponse à l’inflation, pourrait nuire à d’autres investissements jugés indispensables. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a également abordé ce sujet, indiquant que le gouvernement allait examiner les implications de l’indexation à l’inflation, la qualifiant de méthode efficace pour réduire les dépenses.
L’année blanche budgétaire consisterait à maintenir les montants des dépenses de l’année précédente sans les ajuster en fonction de l’inflation. Cela pourrait inclure le gel du barème de l’impôt sur le revenu, augmentant ainsi les recettes fiscales en faisant passer plus de contribuables dans les tranches imposables.
Cependant, ni Amiel ni Lescure n’ont précisé l’étendue de cette me ni les économies potentielles qu’elle pourrait engendrer. L’ex-Premier ministre François Bayrou avait déjà proposé une année blanche en 2026, estimant qu’elle aurait permis d’économiser environ 7 milliards d’euros.
Plus récemment, des économistes ont remis un rapport au gouvernement, suggérant la nécessité d’un redressement massif des finances publiques, et ont évoqué la possibilité d’une « année blanche » en 2027, qui ne devrait pas être exclue selon leurs analyses.
Source : BFM TV

