Un juriste devenu gendarme : qui est Benoît Dufaug, le colonel de 45 ans qui commande désormais les 400 gendarmes du Tarn-et-Garonne ?
Le colonel Benoît Dufaug est à la tête du groupement de gendarmerie du Tarn-et-Garonne, basé à Montauban, depuis le 1er août 2026, succédant à Marc de Rémond du Chélas. Juriste de formation, passé par l’École nationale d’administration (ENA) et ayant occupé des fonctions interministérielles, il découvre un département où il n’avait jamais servi, confronté à la pression de Toulouse, à une future ligne à grande vitesse et à une délinquance qu’il entend combattre en renforçant la présence de ses hommes sur le terrain.
Né à Ambilly, près d’Annemasse en Haute-Savoie, Dufaug n’avait jamais mis les pieds dans le Tarn-et-Garonne avant cet été. À 45 ans, il doit s’adapter aux us et coutumes du Sud-Ouest, notamment au rugby, tout en veillant à préserver sa vie privée.
Depuis sa prise de fonction, il commande environ 400 militaires, basés à la caserne de la Hire à Montauban. Le colonel Dufaug décrit le Tarn-et-Garonne comme un « département à taille humaine », mais qui présente des enjeux similaires à ceux de départements plus vastes, tels que des axes routiers majeurs et une voie ferrée très fréquentée. Cela justifie, selon lui, une intensification des efforts en matière de contrôle des flux, de sécurité routière, de lutte contre les cambriolages et le trafic de stupéfiants.
Le groupement qu’il dirige se compose de plus de 400 militaires, soutenus par 150 réservistes opérationnels. Il comprend deux compagnies à Montauban et Castelsarrasin, un escadron de contrôle des flux, ainsi qu’une unité dédiée à la centrale nucléaire de Golfech. Une nouvelle brigade a été récemment ouverte à La Ville-Dieu-du-Temple, renforçant ainsi la présence de la gendarmerie dans un secteur qui en avait grand besoin.
Pour Dufaug, le message à ses hommes est clair : « J’attends de mes gendarmes une présence sur le terrain ». Il résume sa vision en affirmant que la gendarmerie et ses membres sont « des producteurs de sécurité ».
Sur le plan personnel, le colonel Dufaug reste discret, évoquant seulement sa pratique du tennis et une récente curiosité pour le rugby, qu’il a découvert à travers les Jeux olympiques de Paris 2024. Cela laisse entrevoir un homme déterminé à s’immerger dans son nouvel environnement.
Source : La Dépêche

