Accusé d’avoir soutenu la rébellion au Niger, le Bénin réaffirme être « contre sa déstabilisation »
Le Bénin a réagi officiellement le 4 septembre 2026 aux accusations formulées par le Niger concernant son implication dans une mutinerie survenue à Niamey. Cette réaction fait suite à la diffusion d’une vidéo par la télévision d’État nigérienne, où un capitaine de l’armée de l’air, Roger Gabriel, accuse plusieurs pays, dont le Bénin, de soutenir une tentative de déstabilisation.
Lors d’une conférence de presse, le ministre porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Houngbedji, a fermement nié ces allégations. Il a déclaré : « Personne ne peut croire à ces allégations. La conviction du gouvernement, c’est que, à un moment ou à un autre, nos frères du Niger comprendront que le Bénin n’est pas leur ennemi et que les relations vont se normaliser. » Il a ajouté que le Bénin s’oppose à toute forme de déstabilisation du Niger, soulignant les liens familiaux et culturels entre les deux nations.
Les accusations ont émergé après une mutinerie de militaires survenue les 28 et 29 août, que la junte au pouvoir a qualifiée de « mouvement d’humeur ». Le ministre a également exprimé l’espoir que ces accusations ne se reproduisent pas à l’avenir.
Cette situation s’inscrit dans un contexte de tensions régionales. Le 29 août, la junte, arrivée au pouvoir suite à un coup d’État en juillet 2023, a déjoué une mutinerie avec l’aide de partenaires étrangers, notamment russes. En mai 2025, le président nigérien avait déjà accusé le Bénin d’accueillir des bases jihadistes, des accusations que Cotonou a toujours rejetées.
Un rapprochement entre le Niger et le Bénin avait été amorcé en avril 2026, avec des discussions sur la réouverture de leur frontière, fermée depuis le renversement de Mohamed Bazoum en 2023.
Source : RFI

