Les bénéfices de TotalEnergies en chute de 17% par rapport à 2024
Le géant français de l’énergie a présenté, mercredi, ses résultats pour l’année 2025, marqués par une baisse significative de ses bénéfices. La compagnie a enregistré un bénéfice net de près de 11 milliards d’euros, soit une diminution de 17% par rapport à 2024. Ce chiffre est également éloigné des bénéfices records observés lors de la crise énergétique de 2022 et 2023, conséquence d’une chute des cours du pétrole.
En 2025, les prix du pétrole ont considérablement baissé, en raison d’une augmentation de l’offre par les pays exportateurs. Bien que cette situation ait entraîné une diminution des revenus pour TotalEnergies, la société affirme avoir partiellement compensé cette perte par une augmentation de sa production mondiale. Des projets de développement aux États-Unis et au Brésil pour le pétrole, ainsi qu’au Danemark et en Argentine pour le gaz, ont permis d’accroître les volumes produits et vendus.
TotalEnergies met également en avant sa croissance dans le secteur de l’électricité, avec des investissements dans des centrales à gaz, des parcs éoliens et des installations solaires. Patrick Pouyanné, le PDG, a souligné que les prix des hydrocarbures sont cycliques, notant que le marché semble désormais orienté vers une tendance à la baisse après les hausses des années précédentes, notamment en raison des répercussions de la guerre en Ukraine.
Le début de l’année 2025 a été qualifié par Pouyanné d’« assez catastrophique » pour les activités de raffinerie de TotalEnergies en France. La raffinerie de Donges, en Loire-Atlantique, a connu une longue période d’arrêt pour divers problèmes, tandis qu’une autre installation au Havre a subi d’importantes opérations de maintenance. Ces difficultés ont conduit la société à déclarer des pertes fiscales de 300 millions d’euros pour cette activité en France.
En raison de ces pertes, TotalEnergies échappe à la surtaxe des grandes entreprises, instaurée pour redresser les comptes publics. Cependant, la société continuera de payer la taxe sur les rachats d’actions, une pratique courante pour soutenir son cours en Bourse. En tout, la compagnie estime sa contribution aux finances publiques françaises à plus de 2 milliards d’euros pour l’année 2025.
Source : Franceinfo.
