François Bayrou appelle à une candidature unique pour éviter un duel LFI-RN en 2027

Pour prévenir un affrontement entre le Rassemblement National (RN) et La France Insoumise (LFI) au second tour de l’élection présidentielle de 2027, l’ancien Premier ministre François Bayrou propose une candidature unique des « démocrates », englobant le Parti Socialiste (PS) et Les Républicains (LR), à travers une primaire. Toutefois, cette proposition a suscité des critiques de la part de nombreux candidats, tant à gauche qu’à droite, qui lui ont pour la plupart opposé une fin de non-recevoir.

Jean-Loup Bonnamy, chroniqueur sur le plateau des « Grandes Gueules », a exprimé son scepticisme : « Pas d’alternance, vous pouvez voter, mais à condition de voter pour qui on vous dira. »

François Bayrou, qui a déjà été candidat à la présidentielle à trois reprises (2002, 2007 et 2012), avait renoncé à se présenter en 2017 pour soutenir Emmanuel Macron. Actuellement, deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance), sont en lice pour la prochaine élection, mais ne semblent pas être en accord avec la vision de Bayrou.

Un « risque mortel » selon Bayrou

François Bayrou évoque le « risque mortel » d’un second tour opposant le RN à LFI. Il propose une primaire qui rassemblerait des candidats allant des « sociaux-démocrates » du PS jusqu’aux Républicains (LR), afin de créer un super-candidat issu d’un « fleuve démocratique central ».

Jean-Loup Bonnamy a réagi à cette proposition en déclarant que le système proposé par Bayrou ressemble à un « UMPS », impliquant un manque d’alternance et une démocratie réduite. Il a également souligné que Bayrou devrait s’interroger sur les raisons pour lesquelles les électeurs se tournent vers le RN ou LFI, suggérant que cela pourrait être dû à des problèmes non résolus par ceux qui gouvernent depuis des décennies.

La proposition de Bayrou a été rapidement rejetée par Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, qui doit gérer une primaire interne au sein de son parti. Faure s’était déjà exprimé contre une primaire plus large, ouverte à toute la gauche. Du côté des Républicains, Bruno Retailleau a été désigné comme candidat, mais sans un soutien significatif des cadres du parti.

Aperçu des candidats potentiels

François Bayrou a mentionné plusieurs noms, tant à droite qu’à gauche, incluant des figures comme Xavier Bertrand, Jean-Louis Borloo, Thierry Breton, Michel Barnier, et François Baroin à droite, ainsi que Bernard Cazeneuve à gauche. Du côté des macronistes, des noms tels que Bruno Le Maire et Elisabeth Borne ont également été évoqués.

Cependant, Bayrou ne semble pas obtenir le soutien souhaité, notamment de la part de Gabriel Attal et Edouard Philippe. Attal a souligné qu’il n’exclut rien par principe, mais a insisté sur l’importance de se concentrer sur les problèmes des Français.

Cette situation met en lumière les défis auxquels font face les partis traditionnels français alors qu’ils tentent de s’unir pour contrer la montée du RN et de LFI, tout en gérant des ambitions personnelles et des divergences internes.

Source : RMC/BFMTV

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