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La marque Milan disparaît : magazines arrêtés, 10% des postes menacés

Milan Presse est dans la tourmente. La filiale du groupe Bayard, basée à Toulouse (Haute-Garonne), est visée par un plan de sauvegarde de l’emploi. Annoncé début avril, il prévoit la suppression de 27 postes et la réorganisation des services. Les salariés sont inquiets.

Une vingtaine de salariés de Milan Presse ont participé le 18 juin dernier à la mobilisation pour la défense de l’information. Le rassemblement dénonçait la vague de plans sociaux sans précédent dans la presse écrite en France. Milan Presse, filiale du groupe Bayard, est en première ligne, concernée par un plan de sauvegarde de l’emploi.

Ce plan de sauvegarde de l’emploi a fait l’effet d’une douche froide lors de son annonce le 9 avril 2026. L’ensemble des salariés a reçu un mail signé par la communication du directoire et le comité de direction Bayard-Milan. Il y est question de réorganisation et de suppression de postes.

À Toulouse, 10% des effectifs sont concernés. « C’est vrai qu’on n’a pas une grande marge de manœuvre », reconnaît Aude Le Breton, déléguée syndicale Info’Com CGT. « Sur les 27 suppressions envisagées, il y a quand même 20 postes qui concernent des délégués commerciaux. Et on sait que le plan de Bayard, c’est de faire un seul réseau commercial. Autant dire que ça va être compliqué pour sauver ces postes. »

L’entreprise traverse une période de crise. Le plan d’économies initialement lancé par la direction ne suffit pas à remonter la pente. Au-delà des réorganisations de services, Milan Presse va devoir se serrer la ceinture. Le magazine Yam-Yam devrait disparaître, emportant avec lui quatre emplois de journalistes. Un photographe et un spécialiste des réseaux sociaux sont également dans le viseur du PSE.

« On voit une mutualisation des services qui s’accélère, des titres qui s’arrêtent chez Milan », regrettent les syndicats. « Pyrénées Magazine a été revendu, Manon, Yam Yam, et même l’arrêt d’un projet de collection New Adult, au nom du risque réputationnel du groupe. Peu à peu, la marque Milan disparaît des productions qu’elle a lancées au profit de Bayard. »

Depuis le changement de Directoire et l’arrivée de François Morinière à la tête du groupe Bayard, les décisions de la direction inquiètent les salariés de Milan. « Ce qu’on va essayer de faire, c’est notamment de sauver le poste de photographe », explique Aude Le Breton. « Il faudra aussi nous battre pour préserver des postes de journalistes dans les rédactions. »

Alors que de nombreux services sont aujourd’hui dirigés par des responsables du groupe Bayard, la direction « se refuse à tout commentaire sur le PSE ». Le service de communication du groupe Bayard se contente de rappeler qu’il s’agit actuellement « d’une phase d’information et de consultation qui va se prolonger jusqu’à la mi-juillet ».

Une chose semble sûre : la partie édition échapperait au PSE. Dans le même temps, le groupe Bayard se diversifie. Il vient de racheter en Bretagne un parc d’attractions, où les héros des titres jeunesse devraient prochainement faire leur apparition.

Source : France 3 Régions

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