Batman/Deadpool : La rencontre au sommet joue la carte du contraste
L’édition récente DC/Marvel : Batman/Deadpool réunit deux épisodes qui mettent en scène un affrontement entre le Chevalier Noir et le mercenaire Deadpool. Engagé par le Joker, avec l’aide du Reverse-Flash, Deadpool fait irruption à Gotham City, un territoire que Batman défend farouchement. Ce postulat simple sert de trame à une aventure qui se déroule dans un format tête-bêche, offrant une lecture symbolique des deux maisons d’édition.
Le récit ne prétend pas à une intrigue complexe ; il se concentre plutôt sur le choc des styles entre Deadpool, dont l’humour et les répliques rapides contrastent avec le sérieux et le silence de Batman. Les affrontements entre katanas et batarangs, ainsi que les échanges entre sarcasmes et gravité, créent un jeu de contrastes qui ponctue l’œuvre. En plus de cette confrontation principale, des collaborations inattendues viennent enrichir l’histoire, réunissant des personnages tels que Daredevil et Green Arrow, Captain America et Wonder Woman, ou Harley Quinn et Hulk.
Cette rencontre entre les deux plus grands éditeurs américains, bien que rare — le dernier événement similaire remonte à JLA/Avengers il y a plus de vingt ans — suscite un intérêt considérable, indépendamment de la qualité narrative. L’édition, soigneusement conçue, est présentée comme un objet-événement, renforçant l’attrait pour les collectionneurs.
Cependant, le récit souffre d’un manque de profondeur narrative. Les contributions des différents auteurs, bien que notables, semblent davantage destinées à honorer les personnages qu’à offrir une proposition artistique significative. Ce crossover se vit donc comme un symbole et une source de plaisir éphémère plutôt que comme une œuvre marquante pour les mythologies qu’il réunit.
Source : ActuaBD



