Bâtiment menaçant au CFA de Barbezieux : comment la rentrée a été sauvée
Des faiblesses structurelles détectées cet été ont nécessité la mise en place d’étais en urgence au CFA de Barbezieux. Bien que la Chambre de métiers ait assuré que la rentrée de ce mardi se déroulerait normalement, la Région a annoncé que les ateliers de maréchalerie et de taille de pierre resteront fermés jusqu’à la fin de l’année.
Un investissement urgent est prévu pour rouvrir le bâtiment d’ici la fin de l’année, bien que le coût définitif reste indéterminé en raison d’études en cours concernant les travaux de couverture. Ce problème représente un coup dur pour le budget de la Région, alors que l’origine des désordres n’est pas encore établie. Les causes possibles incluent un mouvement de terrain, une sécheresse ou des problèmes structurels liés à d’anciens travaux. Actuellement, il est confirmé que la charpente de ce bâtiment ancien ne peut plus supporter la toiture de manière sécurisée.
Fin juillet, ce constat a conduit à la fermeture des bâtiments concernés. Des étais ont été installés les 18 et 25 août pour « limiter des déformations » et sécuriser le site, un effort salué par Jennifer Barret, responsable éducative du campus de Barbezieux.
Pour garantir la rentrée des apprentis, des solutions de relogement dans d’autres ateliers ont dû être trouvées rapidement, alors que la rentrée au CFA avait lieu ce mardi 1er septembre. Après avoir envisagé des options en dehors du site, Jennifer Barret a finalement décidé de réutiliser les ateliers de la coutellerie d’art et de la ferronnerie, qui avaient été mis en sommeil il y a deux ans. « Nous y avions en effet placé du matériel destiné à la vente ou à la tonnellerie du futur de Cognac, nous l’avons simplement déplacé pour permettre à nos élèves de profiter de ces lieux », a-t-elle expliqué.
Elle a également affirmé : « Nous avons pu accueillir tous nos apprentis dès ce mardi, sans aucune restriction. » La plupart des outils nécessaires à la formation sont des petits matériels ou électroportatifs, et des forges pour la maréchalerie étaient disponibles. Pour Jennifer Barret, l’important était d’asr la rentrée et de pouvoir accueillir tous les apprentis dès le matin.
Source : Charente Libre

