De Mélenchon à Glucksmann, la bataille des gauches est lancée
Le 7 juin 2026, Jean-Luc Mélenchon a rassemblé 26 000 partisans à Saint-Denis, entre la basilique des rois de France et la mairie de La France Insoumise (LFI), récemment remportée au premier tour par Bally Bagayoko. Parmi les personnalités présentes figuraient les écrivains Annie Ernaux et Éric Vuillard, apportant leur soutien à la quatrième candidature du leader insoumis.
Une semaine plus tard, le 13 juin, Raphaël Glucksmann a quant à lui réuni environ 4 000 personnes aux Docks de Paris à Aubervilliers. L’événement a attiré des figures notables telles que le réalisateur Michel Hazanavicius, la comédienne Bérénice Béjo, l’ancienne ministre Marisol Touraine, et Sacha Houlié, cofondateur des Jeunes avec Macron.
Cette dynamique met en lumière une gauche française divisée. Comme l’a souligné Manuel Valls en 2016, deux gauches semblent irréconciliables. Mélenchon, qui se positionne fermement contre le Rassemblement National (RN), fait face à une opposition croissante au sein de la gauche. Actuellement, quatorze figures se présentent comme alternatives à son leadership, malgré son positionnement favorable dans les sondages, où il est souvent en concurrence avec Édouard Philippe.
Ce paradoxe soulève des questions cruciales : qui pourra incarner le leadership à gauche ? La primaire est-elle déjà obsolète ? Dans un contexte où la gauche est fragmentée, pourra-t-elle espérer accéder au second tour des élections ?
Source : France Culture
