Bassin d’Arcachon : Le Canon français organise son banquet à La Teste-de-Buch malgré les controverses
Ce samedi, le Canon français tiendra son banquet à La Teste-de-Buch, rassemblant 2 100 participants. Le cofondateur, Géraud de La Tour, a précisé que le menu sera élaboré autour des spécialités locales, incluant des huîtres de Joël Dupuch, du bœuf façon « marteau de Thor », ainsi que des fromages et des Dunes blanches d’Arcachon. Les participants auront également accès à des boissons en illimité.
Depuis sa création il y a cinq ans, Le Canon a pour objectif de « valoriser le terroir et le patrimoine français », en organisant des événements à travers le pays. Lors de leur plus grand banquet, 4 000 personnes avaient été accueillies en une seule journée. Pour asr le bon déroulement, une partie des serveurs et de l’équipe de sécurité proviennent d’entreprises partenaires.
Cependant, une polémique récente a ravivé les débats autour de l’événement. Un journaliste de France Inter a infiltré un banquet à Caen, où des gestes assimilés à des saluts nazis ont été filmés, accompagnés d’insultes racistes. En réponse à ces accusations, Géraud de La Tour a affirmé : « On ne veut pas politiser des événements festifs, ce n’est pas dans notre intérêt commercial et on n’en a rien à faire. » Il a également souligné qu’aucune plainte n’avait été déposée lors des 127 événements organisés, rassemblant 125 000 personnes.
L’entrée dans le capital de 30 % de la société par Pierre-Édouard Stérin, milliardaire ultraconservateur, a également suscité des inquiétudes. Géraud de La Tour a défendu cette décision, affirmant qu’il s’agit d’un moyen de générer des profits à long terme, sans lien avec une affiliation politique.
Des élus de gauche et diverses associations, dont la CGT et la Ligue des droits de l’homme, ont demandé l’interdiction de l’événement, invoquant des risques de troubles à l’ordre public. La préfète, Sophie Brocas, n’a pas donné suite à cette demande, tandis que le maire de La Teste-de-Buch, Thierry Gouaichault, a déclaré ne voir « aucun motif justifiant l’interdiction de cet événement ».
Source : Sud Ouest
