Journée mondiale sans tabac 2026 : baisse du tabagisme en France mais hausse et alerte sur le vapotage chez les jeunes

Journée mondiale sans tabac 2026 : Baisse du tabagisme en France, mais hausse inquiétante du vapotage chez les jeunes

Le tabagisme continue de représenter un enjeu majeur de santé publique en France. Selon les dernières estimations de Santé publique France, le tabagisme a été responsable de plus de 68 000 décès prématurés et évitables en 2023, soit 11 % de l’ensemble des décès enregistrés dans le pays. Ce fléau touche particulièrement les hommes, avec 16 % des décès, contre 6 % chez les femmes.

Au-delà de cette mortalité, le tabagisme engendre également un fardeau de morbidité significatif. Les cancers, à eux seuls, représentent 57 % des décès attribuables au tabac, tandis que ce dernier est impliqué dans près d’un tiers des décès liés aux maladies respiratoires chroniques et dans environ un décès cardio-neurovasculaire sur dix. Ces données soulignent l’importance de la lutte contre le tabagisme.

Cependant, des indicateurs récents montrent une amélioration encourageante. En France, la prévalence du tabagisme quotidien chez les 18-75 ans s’établissait à 23,1 % en 2023, le niveau le plus bas jamais enregistré. Environ 31 % des adultes fument, qu’il s’agisse d’un usage quotidien ou occasionnel. En Île-de-France, la prévalence est inférieure à la moyenne nationale, bien que des disparités territoriales et sociales persistent.

Inégalités sociales de santé

Santé publique France note un écart de près de 12 points de prévalence entre les personnes aux revenus les plus faibles et celles aux revenus les plus élevés. Cette situation soulève des questions sur l’accès à la prévention et au soutien au sevrage tabagique.

Bien que la baisse du tabagisme soit significative chez les moins de 18 ans, une progression inquiétante du vapotage chez les adolescents a été observée. L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) indique qu’en 2024, 46 % des lycéens avaient déjà expérimenté la cigarette électronique, contre 35,1 % en 2015. L’usage quotidien de la cigarette électronique chez les lycéens a plus que doublé, passant de 2,8 % en 2018 à 6,8 % en 2024.

Vigilance face au vapotage

Les données sur les « puffs », ces cigarettes électroniques jetables, appellent à la vigilance. Avant leur interdiction en France en 2025, 39,4 % des lycéens et 16,6 % des collégiens avaient expérimenté ces dispositifs. Parmi les jeunes ayant essayé la cigarette électronique, plus de 85 % avaient utilisé une puff. L’OFDT souligne qu’une part importante des adolescents ayant expérimenté ces produits n’avait jamais utilisé de cigarette électronique rechargeable auparavant.

L’usage de la cigarette électronique chez les adolescents pose des questions sur les risques d’initiation précoce à la nicotine, qui peuvent entraîner des dépendances durables et affecter le développement cérébral.

Dans ce contexte, l’ARS Île-de-France continue de promouvoir la prévention du tabagisme et des conduites addictives, en s’assurant de mobiliser les professionnels de santé et les établissements scolaires pour protéger les jeunes générations.

Source : Santé publique France, Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT)

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