Secteur bancaire : Les embauches en forte baisse en 2025
Le secteur bancaire français a connu une chute significative de ses recrutements en 2025, avec seulement 34 400 nouveaux banquiers embauchés, marquant une diminution de 30 % par rapport à 2022. Cette contraction est la plus importante depuis treize ans et souligne une stratégie de réduction des coûts qui se renforce au sein des grandes banques, notamment Société Générale et BNP Paribas, qui adoptent des mes plus agressives que leurs concurrentes mutualistes.
Les données publiées par la Fédération bancaire française (FBF) le 28 juillet 2026 révèlent que le secteur a recruté 34 400 personnes en 2025, contre 49 000 en 2022. Cela représente une baisse de 10,2 % par rapport à l’année précédente et un effondrement de près de 30 % en trois ans. Bien que la FBF tente de relativiser cette baisse en soulignant qu’elle est moins prononcée que dans d’autres secteurs, les chiffres indiquent une réelle inquiétude quant à l’avenir du secteur.
Le secteur bancaire représente 1,8 % de l’emploi salarié privé en France. Les 34 400 nouvelles embauches en 2025 ramènent le nombre d’employés à un niveau similaire à celui de 2013, une période marquée par un faible taux d’emploi. Entre 2022 et 2025, près de 15 000 postes n’ont pas été pourvus, les banques ne remplaçant plus systématiquement les départs en retraite, démissions ou licenciements. L’automatisation des processus et la digitalisation des services clients expliquent en grande partie cette évolution.
Société Générale, en particulier, a annoncé en janvier 2026 la suppression de 1 800 emplois d’ici fin 2027, dans le cadre d’un plan de restructuration visant à réduire les coûts face à une concurrence accrue et à la transformation technologique. Ce plan, qui s’étend sur trois ans, met l’accent sur l’automatisation des tâches répétitives et le développement des plateformes numériques.
En parallèle, le nombre d’alternants dans le secteur a également chuté de 8,6 % en 2025, atteignant 18 100 apprentis, le niveau le plus bas depuis 2021. Cette baisse est attribuée à la réduction des aides publiques pour l’apprentissage, ce qui soulève des questions sur la capacité du secteur à attirer les futurs talents nécessaires.
La contraction des effectifs dans le secteur bancaire français met en lumière une phase de transformation rapide, où les grandes banques, sous pression des marchés, ajustent leurs structures de manière significative. Les banques mutualistes, quant à elles, semblent mieux résister à cette pression en maintenant une approche plus progressive et ancrée dans le territoire.
Source : Fédération bancaire française, 28 juillet 2026
