Les balcons de la résidence Pierre Loti à Lille Sud menacent de s’effondrer
Un collectif de locataires de la résidence Pierre Loti, à Lille Sud, alerte sur le risque d’effondrement de leurs balcons. Leur bailleur, Lille Métropole Habitat (LMH), a pris un arrêté de mise en péril, interdisant l’accès aux balcons pour protéger les habitants, en attendant une solution durable.
Depuis ce matin, des ouvriers interviennent devant la résidence. Fin juin, les locataires ont constaté des fiss sur leurs balcons entraînant la chute de morceaux de béton. Bien que ces chutes soient récentes, les fiss sont présentes depuis une dizaine d’années. Mohamed, un jeune père de famille, déclare : « Ça fait dix ans que j’habite ici, et ça ne s’est pas amélioré. »
Du côté de LMH, Sandrine Claudel, responsable d’exploitation, indique qu’aucune alerte majeure concernant les fiss n’avait été signalée lors d’une intervention en 2011. Des responsables de veille patrimoniale effectuent des visites hebdomadaires pour prévenir de telles situations.
Pour faire entendre leurs préoccupations, les locataires se sont regroupés en collectif, dirigé par Loubna Boukarsa, qui dénonce un « laxisme du bailleur ». Elle souligne que l’insécurité est palpable, et de nombreux locataires sont inquiets, certains ne dormant pas bien à cause de la situation. Malgré les assurances de LMH sur la sécurité des résidents, l’inquiétude persiste.
LMH a affiché un arrêté interdisant l’accès aux balcons, une me temporaire visant à protéger les locataires. Anne Soumireu, directrice des relations de proximité pour LMH, explique que tout ce qui risquait de se décrocher a été enlevé par une société spécialisée. Pour renforcer la sécurité, des garde-corps ont été installés derrière les baies vitrées, signalant l’interdiction d’accès à l’extérieur.
Cependant, les habitants critiquent cette solution, la qualifiant de confinement dans leurs logements, surtout pendant la période estivale. Loubna Boukarsa déclare : « On nous a demandé de ne pas sortir sur nos balcons, et la seule solution que LMH a trouvée, c’est de nous emmurer dans nos propres logements. » Mohamed ajoute qu’il est difficile de rester enfermé durant les fortes chaleurs.
Les locataires se sentent abandonnés et réclament des travaux durables pour résoudre ces problèmes. Sandrine Claudel évoque que la dégradation des balcons pourrait être due à des facteurs tels que l’absence de traitement des eaux pluviales lors de la construction et le changement climatique, qui accentue l’u des façades.
Un diagnostic de structure a été commandé pour évaluer l’étendue des dégradations, et les résultats devraient être disponibles d’ici trois semaines.
Source : France Télévisions

